Lire les Actes des Apôtres - 1

Méditer - Le récit de la Pentecôte (2,1-13)

Ce récit bien connu de l’événement survenu à Jérusalem, «le jour de la Pentecôte», donne une double réponse. Il réalise la promesse de Jésus à la fin de l’Évangile : «Et voici que moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Vous donc, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la force d’en haut» (Luc 24,19). Et il répond, en la rectifiant, à la question des disciples : «Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas restaurer la royauté en Israël ?» (Actes 1,6). Avec la venue de l’Esprit sur les apôtres, c’est bien le Royaume qui commence à advenir sur la terre.


Pour relater l’expérience de cette première effusion de l’Esprit dans l’Église, Luc colore son récit de réminiscences vétéro-testamentaires en s’appuyant sur deux modèles littéraires issus de la Première Alliance : la théophanie du Sinaï et la construction de la tour de Babel ; cela de façon à montrer comment l’histoire biblique est assumée, pour être accomplie ou redressée, dans l’alliance nouvelle. Au Sinaï, en effet, Dieu s’était manifesté au peuple élu en lui donnant la Loi ; à la Pentecôte, c’est l’Esprit qui est donné par Dieu et répandu sur tous les peuples. Alors qu’à Babel, l’échec de la construction humaine présomptueuse avait conduit à la dispersion des hommes sur la terre et à la confusion des langues, ici le don gracieux de Dieu rassemble tous les hommes et leur permet, par-delà langues et cultures, de se comprendre. N’est-ce pas le propre de Dieu d’inscrire son alliance dans la continuité de l’histoire, mais en même temps de «faire toute chose nouvelle» ?

 

Actes 2 [1] Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu, [2] quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d’un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient. [3] Ils virent apparaître des langues qu’on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. [4] Tous furent alors remplis de l’Esprit Saint et commencèrent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer.
[5] Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel. [6] Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome. [7] Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : «Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? [8] Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel ? [9] Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d’Asie, [10] de Phrygie et de Pamphylie, d’Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence, [11] tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu !» [12] Tous étaient stupéfaits et se disaient, perplexes, l’un à l’autre : «Que peut bien être cela ?» [13] D’autres encore disaient en se moquant : «Ils sont pleins de vin doux

 


 

«Pentecôte» : la fête de Shavouot, l’une des trois grandes fêtes du judaïsme, était, à l’origine, une fête agricole de moisson (Exode 23,16), appelée aussi fête des Semaines (Exode 34,22) et liée à l’offrande des prémices (Nombres 28,26). Dans la diaspora juive hellénisée, elle avait pris le nom grec de Pentekostè (cinquantaine) car elle se fêtait cinquante jours après Pâques. Cette fête commémore aussi le don de la Loi, reçue par Moïse au Sinaï, et célèbre «le jour de l’assemblée» où la Loi fut promulguée pour le peuple (Deutéronome 9,10 ; 18,16). Luc situe bien l’événement de la Pentecôte dans ce contexte de convocation de tout le peuple pour recevoir la Loi (Exode 19,16?20 ; Deutéronome 4,10-14), et fait de nombreux emprunts littéraires au récit de l’Exode..

 


 

«arrivé» : le verbe utilisé (sunplèrousthai) a un sens très fort d’accomplissement. La même racine donne le terme de plèrôma, que l’on traduit par «plénitude» (cf, par exemple Colossiens 2,9-10). Luc emploie ce même verbe, en 9,51, au début de la grande marche vers Jérusalem (cf. Atelier biblique sur Luc n°5) pour indiquer que «s’accomplit» l’heure où Jésus va être «enlevé» vers le Père. Il n’y a donc pas ici une simple indication de date, mais l’affirmation que ce qui arrive récapitule l’histoire de l’alliance et ouvre à une nouveauté absolue.

 



«tous ensemble» : il s’agit du groupe des apôtres et de leurs familiers, dont il est fait mention en Actes 1,13-14, et qui ont l’habitude «tous d’un même cœur» de se réunir pour prier. Leur unité est fortement marquée, comme l’était celle du peuple devant le Sinaï, attendant la Loi «d’un commun accord» (Exode 19,1-8).

 



«dans un même lieu» : encore une expression qui manifeste la communion profonde qui les unit. D’autant que ce lieu est «la chambre haute où ils se tenaient habituellement» (Actes 1,13) que la Tradition assimile à «la grande pièce à l’étage» (Luc 22,12) où Jésus a célébré le dernier repas pascal, avant sa Passion, avec ses disciples.

 



«un bruit» : pour décrire cet événement extraordinaire, Luc reprend les images bibliques habituelles pour raconter les théophanies (manifestations de Dieu), en particulier celle du Sinaï où Dieu se manifeste avant de donner la Loi à Moïse : coup de tonnerre, éclairs, nuée sur la montagne, puissant son de trompe, feu, tremblement, voix, en Exode 19,16?18 ; et ici : bruit, violent coup de vent qui fait trembler la maison, langues de feu, voix (traduit ici par «bruit»)… Dans les deux cas, le message vient «du ciel» : «Du ciel il t’a fait entendre sa voix pour t’instruire, et sur la terre il t’a fait voir son grand feu, et du milieu du feu tu as entendu ses paroles» (Deutéronome 4,36). Mais on peut remarquer que, si Luc utilise ce cadre littéraire, il garde aussi une certaine distance par rapport à lui, en indiquant bien qu’il ne s’agit que d’images («tel que…», «qu’on eût dites…»), rejoignant ainsi l’auteur de la Lettre aux Hébreux : «Vous ne vous êtes pas approchés d’une réalité palpable : feu ardent, obscurité, ténèbres, ouragan, bruit de trompette, et clameur de paroles (…) Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion et de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste…» (12,18…22).

 



«vent» : c’est le même mot, en hébreu (ruah) comme en grec (pneuma) qui désigne l’esprit et le souffle. Le vent est donc un symbole privilégié de l’Esprit et de son action, parfois comme ici «violente», la plupart du temps légère (cf. 1 Rois 19,12) et discrète (cf. Jean 3,8 : «Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit»). Il apporte toujours la délivrance (cf. le passage de la mer asséchée par «un fort vent d’est», Exode 14,22) et la vie (cf. les ossements desséchés de la vision d’Ézéchiel 37 : «Viens des quatre vents, esprit, souffle sur ces morts, et qu’ils vivent»). Sa venue est ainsi signifiée par ce vent qui «remplit» la maison, comme il va «remplir» tous ceux qui le reçoivent : Pierre (Actes 4,8) ; tous les apôtres (4,31) ; Étienne (6,5 et 9,55) ; Saul à son baptême (9,17), etc.

 



«des langues qu’on eût dites de feu» : le feu est aussi un symbole de la puissance de Dieu et plus particulièrement de sa Parole (cf. Isaïe 6,6-7). C’est pourquoi, en jouant aussi sur la ressemblance formelle entre flamme et langue (cf. Isaïe 5,24), il est associé au don des langues. En arrière-plan de cette comparaison (car Luc ne parle pas de «langues de feu», mais de «langues qu’on eût dites de feu»), il y aussi sans doute la tradition juive disant qu’au Sinaï, la voix de Dieu, sortant de la nuée, s’était divisée en 70, de façon à ce que chaque peuple l’entende dans sa langue (puisqu’en s’appuyant sur le texte de Genèse 10, qui recense les descendants des fils de Noé, on supposait qu’il y avait dans le monde 70 nations).




«remplis de l’Esprit Saint» : Luc reprend donc clairement la symbolique de la théophanie du Sinaï où le peuple a reçu la Loi, pour décrire l’effusion de l’Esprit Saint. C’est bien en ce point que réside «l’accomplissement» : le peuple, dont les apôtres sont les prémices, est renouvelé par le baptême dans l’Esprit Saint, selon la promesse de Jésus avant son ascension (Actes 1,5), comme lui-même l’a été au début de sa vie publique (Luc 3,21-22). Ou dit plus directement : le don de l’Esprit «accomplit» (au sens de parachever, parfaire) le don de la Loi. Paul revient souvent sur cette thématique (cf. par exemple 2 Corinthiens 3,5-18 : «Notre capacité vient de Dieu, qui nous a rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit ; car la lettre tue, l’Esprit vivifie.»). Là est bien le centre du récit de Luc : l’Esprit s’empare des disciples pour donner la vie à un peuple nouveau.

 



«parler en d’autres langues» : c’est là l’effet visible de la grâce invisible du don de l’Esprit qui vient de leur être fait. Conformément à la promesse de Jésus, les apôtres reçoivent une «force» (Luc 24,49 ; Actes 1,5) qui leur donne de devenir, à leur tour, porteurs du Verbe. Parlent-ils réellement en des dialectes étrangers ? Ou s’agit-il plutôt du phénomène du «parler en langues», courant dans la prière des premières communautés chrétiennes et que le Renouveau charismatique a retrouvé en notre temps, que l’on appelle «charisme de glossolalie» ? Les Actes font plusieurs fois allusion à ce charisme et le présentent comme la réaction habituelle de celui qui a reçu l’Esprit, en même temps que la preuve concrète, pour les observateurs, que l’Esprit a bien été donné (cf. le baptême du centurion Corneille et de sa famille en 10,44?46 ; celui des «johannites» d’Éphèse en 19,6). Paul le présente comme un «don spirituel» qui permet de «parler à Dieu», mais doit «être interprété» pour pouvoir «édifier l’assemblée» (1 Corinthiens 14,1-19). À ce stade du récit, peu importe. Ici, Luc se réfère, par-delà le modèle du Sinaï, à celui de Babel : alors la confusion des langues avait rendu les hommes incapables de se comprendre et les avait dispersés sur la terre (Genèse 11,7?9) ; maintenant l’Esprit donne à chacun de pouvoir se faire comprendre de tous et rassemble tous les hommes en un seul peuple.

 


 

«à Jérusalem» : on sait l’importance de la Ville sainte dans l’Évangile de Luc (cf. Ateliers bibliques sur Luc, particulièrement n°5 et 9). Elle est ici de nouveau manifeste : si les nations vont toutes progressivement être touchées par le message de l’Esprit, c’est grâce à leur rassemblement à Jérusalem que la prédication peut commencer. Luc s’inscrit là dans la postérité des oracles universalistes du troisième Isaïe : «Debout, Jérusalem ! Resplendis ! car voici ta lumière, et sur toi se lève la gloire du Seigneur. Tandis que les ténèbres s’étendent sur la terre et l’obscurité sur les peuples, sur toi se lève le Seigneur, et sa gloire sur toi paraît. Les nations marcheront à ta lumière et les rois à ta clarté naissante. Lève les yeux aux alentours et regarde : tous sont rassemblés, ils viennent à toi» (Isaïe 60,1-4) ; «Moi je viendrai rassembler toutes les nations et toutes les langues, et elles viendront voir ma gloire. Je mettrai chez elles un signe et j’enverrai de leurs survivants vers les nations : vers Tarsis, Put, Lud, Méshek, Tubal et Yavân, vers les îles éloignées qui n’ont pas entendu parler de moi, et qui n’ont pas vu ma gloire. Ils feront connaître ma gloire aux nations» (Isaïe 66,18-19).

 



«des hommes dévots» : les conditions sont remplies pour que la malédiction de Babel prenne fin : il y a non plus divergence à partir du lieu où était entreprise une œuvre dirigée contre Dieu, mais au contraire convergence vers la ville sainte où Dieu a choisi de faire habiter son Nom (Deutéronome 12,5s). Et convergence d’hommes pieux, venus rencontrer et adorer Dieu, et donc capables d’accueillir sa manifestation avec un cœur disponible.

 



«toutes les nations qui sont sous le ciel» : il semble que Luc ait repris ici l’énumération d’un ancien calendrier astrologique où les peuples étaient décrits globalement d’est en ouest et du nord au sud ; c’est pour lui simplement une description commode des peuples connus alors, destinée à montrer surtout l’universalité du message. Aux douze nations citées d’abord, il ajoute les Romains vers qui Paul part à la fin des Actes ; il prend en compte aussi l’origine religieuse (juifs et prosélytes) et géographique (les îles, telle la Crète, et le désert d’Arabie). On peut aussi remarquer que la Judée (au milieu de la liste) ne jouit d’aucune prérogative.

 



«chacun de nous» : qu’il s’agisse ou non d’un miracle de diction, il y a, en tous les cas, miracle d’audition puisque chacun comprend ce que disent les apôtres. À noter que le mot traduit par «bruit», au début de ce verset 6, comme au verset 2, est, en grec, phônè qui a le sens premier de «voix». Au Sinaï, le peuple, selon la traduction littérale, «voyait la voix» (Exode 20,18) ; il est donc suggéré que, de même que le peuple était instruit par la voix de Dieu venue de la montagne, à présent cette voix, par l’Esprit, s’élève des apôtres, c’est-à-dire qu’elle vient de l’Église et s’adresse à tous les hommes. Le vrai miracle, c’est que la Parole, par sa puissance, est capable de toucher tout homme, quelle que soit sa culture.

 



«idiome maternel» : l’expression «langue maternelle» est courante, mais ici elle peut de plus indiquer quelque chose de la vocation de l’Église, représentée par ses prémices que sont les apôtres : l’Église Mère doit s’adresser à chacun dans un langage qu’il puisse comprendre, pour être vraiment, selon la formule de Jean XXIII, mater et magistra («mère et maîtresse»).

 



«prosélytes» : le terme désigne ceux qui, sans être d’origine juive, ont embrassé la foi au Dieu unique et, par la circoncision, se sont agrégés au peuple élu. Dans les Actes, mention est faite de «Nicolas, un prosélyte d’Antioche», élu parmi les Sept (6,5), ainsi que des «juifs et des prosélytes qui adoraient Dieu» écoutant Paul et Barnabé dans la synagogue d’Antioche de Pisidie (13,43). Les termes «juif» et «prosélyte» ne désignent pas ici, à proprement parler, des populations différentes (comme les Parthes les Mèdes, etc), mais plutôt l’origine des membre des différents peuples présents à Jérusalem pour la fête.

 



«merveilles de Dieu» : la première prière inspirée par l’Esprit est la louange, mouvement que retrouvent les assemblées du Renouveau charismatique. Paul l’explique ainsi : «L’Esprit vient au secours de notre faiblesse ; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut ; mais l’Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables» (Romains 8,26) ; et encore : «Tous ceux qu’anime l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Aussi bien n’avez-vous pas reçu un esprit d’esclaves pour retomber dans la crainte ; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier : Abba ! Père !» (8,14-15).

 



«stupéfaits» : littéralement «remplis de confusion», comme le furent les constructeurs de la tour de Babel. Luc fait donc une nouvelle allusion à la «confusion» des langues due à l’orgueil de l’homme (Genèse 11,7.9), et ici effacée par l’action de l’Esprit qui permet de rejoindre tous les hommes dans la diversité de leurs expressions.

 



«en se moquant» : ces réactions diverses anticipent sur celles qui apparaîtront dans tout le livre. Ainsi les Athéniens auxquels s’adresse Paul sont partagés entre le désir de comprendre et le sarcasme : «Pourrions-nous savoir quelle est cette nouvelle doctrine que tu enseignes ? Car ce sont d’étranges propos que tu nous fais entendre. Nous voudrions donc savoir ce que cela veut dire» (17,19-20) ; «À ces mots de résurrection des morts, les uns se moquaient, les autres disaient : ‘Nous t’entendrons là-dessus une autre fois’» (17,32).

 



«pleins de vin doux» : la moquerie justifie le raisonnement de Paul expliquant aux Corinthiens que le parler en langues peut ne pas édifier, mais avoir un effet contraire : «Si donc l’Église entière se réunit ensemble et que tous parlent en langues, et qu’il entre des non-initiés ou des infidèles, ne diront-ils pas que vous êtes fous ?» (1 Corinthiens 14,23) ; c’est pourquoi il demande que les paroles en langues soient «interprétées, pour que l’assemblée en tire édification» (14,5). Le discours de Pierre, qui suit immédiatement le récit de la Pentecôte, a précisément cette fonction d’explication, en rapprochant l’événement qui vient de se produire de la prophétie de Joël : «Il se fera dans les derniers jours, dit le Seigneur, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair. Alors vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards des songes» (Actes 2,17, citant Joël 3,1) et en prêchant Jésus mort et ressuscité, de façon si inspirée que «eux donc, accueillant sa parole, se firent baptiser. Il s’adjoignit (à la communauté) ce jour-là environ 3.000 âmes» (2,41).
Mais, en un sens non plus pastoral mais mystique, la remarque peut paraître très juste, quoiqu’involontairement. En effet, dans la Bible, le vin renvoie à la joie, et plus particulièrement à la joie de la Parole de Dieu : «Qu’il me baise des baisers de sa bouche. Tes amours sont plus délicieuses que le vin», dit l’amante du Cantique (1,2) ; et le prophète Zacharie annonce : «Ephraïm sera comme un vaillant et leur cœur se réjouira comme sous l’effet du vin ; leurs fils regarderont et se réjouiront, leur cœur exultera dans le Seigneur» (10,7). Les apôtres sont enivrés de la joie, qui est un fruit de l’Esprit (Galates 5,22), et réjouis de ce don qui leur permet de comprendre et d’annoncer la Parole avec assurance (cf. Actes 4,31).