Contempler

Saint Luc, peintre du mystère

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De Luc, le «cher médecin», la légende a fait un peintre. À Byzance on vénérait une icône de la Vierge attribuée à saint Luc. Toute invraisemblante que soit cette tradition, elle a le mérite de refléter un trait réel de l'écriture de Luc : son attention aux personnes.

 

De même qu'il est ici tout entier concentré sur son travail d'expression picturale du mystère qu'il a le bonheur de contempler, de même Luc semble toujours avoir une sorte de tendresse particulière pour ses personnages : Marie, dont il nous permet de suivre l'itinéraire de foi, les apôtres, et tous ceux qu'il est le seul à nommer : Zacharie et Élisabeth, Syméon et Anne, Zachée, les marcheurs d'Emmaüs... C'est bien l'œuvre d'un peintre qu'il nous est donné tant de lire que de contempler.

 

Rogier Van der Weyden, Saint Luc dessinant le portrait de la Vierge, 1435

(Boston, Museum of Fine Arts)

 

Dans une salle dallée, s'ouvrant à l'extérieur par une large baie, saint Luc vêtu de rouge, à demi agenouillé, dessine à la pointe d'argent sur une feuille de parchemin, le portrait de la Vierge. La Vierge richement vêtue, est assise sur les marches d'un trône en bois, tendu d'un dais de brocart. Elle donne le sein à l'Enfant, qu'elle tient de la main droite. Au deuxième plan, un couple accoudé à un mur crénelé, contemple un plan d'eau bordé de bâtiments, de rochers et d'arbres. L'œuvre aurait été commandée pour la chapelle de la Gilde des peintres de Bruxelles, ville dont il était sans doute déjà le peintre en titre.

 

Voir le fond d'écran de ce 10 novembre 2009