L'Espérance - Récollection avec le Cardinal Danneels

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Retour sur la récollection des Fraternités Évangéliques de Bruxelles, le 4 février 2012

La Fraternité Evangélique Feu et Lumière de Bruxelles a organisé le samedi 4 février 2012 une récollection ouverte à chacun sur «l’Espérance». Les enseignements étaient délivrés, avec le talent didactique qu’on lui connaît, par le Cardinal Godfried Danneels archevêque émérite de Malines-Bruxelles.

 

Le climat ambiant de notre époque pourrait conduire le chrétien au pessimisme. Cependant, des signes d’espérance sont bien présents :


- Si la fréquentation des églises a chuté, une religion hebdomadaire sociologique a fait place à plus d’engagement et de participation ; des adultes découvrent ou redécouvrent la foi.
- Nous avons le sentiment de prêcher dans le désert, mais l’échec de Paul face à l’Aréopage n’a pas empêché la Parole de Dieu de se répandre. C’est le Semeur qui a le pouvoir de faire germer.
- L’indépendance et les records sont magnifiés mais le chrétien reconnaît qu’il est dépendant et petit face à Dieu. Le diamant trouve son éclat quand il s’expose au soleil.
- L’institution n’a pas la cote. Quand, dans la société, il n’y a plus de consensus moral sur les valeurs, l’Église a le devoir de s’exprimer même si elle n’est pas écoutée.
- L’Église est aussi annonciatrice de bonheur et la vraie Église, c’est le corps du Christ dont nous sommes les membres.
- L’individualisme règne en maître jusqu’à faire passer l’essentiel à l’arrière plan et être source de douloureux conflits. Considérant l’autre comme supérieur à lui-même, le chrétien pensera prioritairement à «donner» sans exiger nécessairement un retour.
- Dans sa prière, le chrétien oubliera un peu le «je» pour le «Toi». Elle nous mettra alors sereinement en présence de Dieu.
- Alors que la notion de faute est généralement esquivée, le christianisme connait la joie du pardon dans une rencontre individuelle avec Dieu.
- La Parole a été mieux et plus largement délivrée depuis le Concile ; par contre, la liturgie a parfois perdu de sa dimension transcendante.

 

L’Apocalypse – livre de consolation – nous laisse un message : tenez-bon, ne perdez pas l’espérance !