Être d’un seul cœur et d’une seule âme

22-04-2009

Imprimer

Méditation d’une sœur de Jérusalem, à l’office du milieu du jour, ce 2ème mardi du temps pascal.

 

Ce petit tableau de la première communauté de Jérusalem, relaté en Ac 4,2-37, nous a été donné plusieurs fois pendant les liturgies de fondation à Cologne. C’est avec joie que nous l’accueillons aujourd’hui de la part du Seigneur qui nous le fait réentendre.

 

S’agirait-il du cadre idyllique de la première communauté, dans la fraîcheur, l’enthousiasme, l’élan de ses débuts que nous regardons avec nostalgie en nous tournant vers le passé ? Non, frères et sœurs. «La parole de Dieu est vivante et vraie, plus incisive qu’aucun glaive à deux tranchants» (He 4,12). Elle est pour nous aujourd’hui et elle nous pousse à la conversion.

 

Il y a quelques années, le cardinal Piovanelli disait à nos frères et sœurs, citant lui-même le professeur Giorgio La Pira, que «les Actes des Apôtres sont un précieux journal de bord – unique dans l’histoire de l’Église – du genre humain et de la civilisation humaine – où l’Esprit Saint lui-même, à travers saint Paul et saint Luc, a noté les faits essentiels de l’Église apostolique, en Palestine, dans la Méditerranée, et par conséquent, dans le monde». Et le cardinal de poursuivre : «Les Actes des apôtres sont alors un miroir où l’Église se contemple non pas comme elle est, mais comme elle doit être. De chaque page, de chaque ligne de ce livre, l’Esprit Saint crie à l’Église d’aujourd’hui, de demain, de toujours : deviens ce que tu es !» (Silvano Piovanelli, Prendi il largo 3, Firenze 2004).

 

Nous contemplons ainsi le travail que la grâce doit accomplir en nous pour que nous puissions être un seul cœur et une seule âme, des bâtisseurs d’unité. Quel travail de conversion pour nous arracher à notre égoïsme naturel qui nous fait garder pour nous les biens et les personnes ! Qu’est-ce qui s’est passé dans le cœur des premiers chrétiens pour qu’ils puissent vivre ainsi ?

 

Ils avaient adhéré à la foi en Jésus-Christ mort et ressuscité. Nous soulignons le mot «adhérer». À quoi pouvons-nous adhérer ? Le seul qui veut vraiment tout et à qui nous pouvons remettre le don de notre liberté est le Seigneur. Frères et sœurs, être chrétien est beau et exigeant. Dieu veut tout. C’est pourquoi, à la fin du tableau, la Parole de Dieu nous donne l’exemple concret de quelqu’un, Barnabé, qui a suivi le Christ et est ainsi devenu consolation et réconfort pour ses frères.

 

Que la joie d’appartenir au Christ nous donne la force d’annoncer la Bonne Nouvelle de l’Évangile du Christ ressuscité. Que l’Esprit Saint comble nos cœurs d’espérance. Alléluia !


Facebook Google Twitter