Récollection avec le cardinal De Kesel

13-03-2017

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Le peuple de Dieu doit être sacrement pour le monde

La Fraternité Evangélique de Bruxelles Feu & Lumière a eu le privilège que le cardinal-archevêque Joseph De Kesel réponde à son invitation pour animer une journée de récollection sur le thème «Être chrétien dans une société sécularisée». Un centaine de personnes étaient présentes.

Voir le reportage photos © FMJ

Le cardinal a d’abord donné un aperçu de l’évolution d’une société imprégnée d’une culture religieuse où la pratique était la norme, à une société qui voudrait privatiser la religion. Comment être présents dans le monde d’aujourd’hui ? C’est la question que s’est aussi posée le fondateur des Fraternités Monastiques de Jérusalem.


Le christianisme n’a pas toujours été présent en Belgique, il n’est vraiment  apparu qu’au IVe ou Ve siècle et une déchristianisation est intervenue dès le XVIe s. Les guerres de religion ont cessé en 1648 ; d’option d’État, la religion est devenue un choix.


Aujourd’hui, dans une pratique diversifiée, les chrétiens sont encore nombreux ; ils ont une mission particulière dans une société sécularisée qui prône la liberté mais qui ne répond pas à la question : «Que dois-je faire ?».


La réponse du chrétien se donne, dans l’acceptation de la culture moderne et le respect de l’autre, par ses engagements dans l’esprit de l’Évangile qui est le projet de Dieu.
L’objectif de certains de privatiser la religion est inopportun parce que le christianisme est aux racines de notre civilisation occidentale ; l’évacuer créerait un vide avec tout ce que cela engendre. Dans ce contexte, comment être signe de Dieu ?


L’Église ne peut plus être repliée sur elle-même ; elle peut rejoindre l’homme d’aujourd’hui en adaptant son langage mais la vraie problématique c’est que l’homme peut vivre sans référence à Dieu.


Pourquoi annoncer l’Évangile aujourd’hui ?

    La réponse théologique est «parce que Dieu le veut». Dieu veut se faire connaître, il nous invite à une alliance nouvelle et éternelle et se révèle dans le silence.
    La réponse anthropologique est «pour le salut de l’homme». La grandeur de Dieu, c’est l’homme vivant. L’amour de Dieu rencontre le désir d’alliance qu’il inspire à l’homme. Le bonheur du chrétien, c’est d’en être conscient.

    Il y a aussi la réponse ecclésiologique : depuis Abraham, Dieu se fait connaître par son peuple. Les communautés ont trois missions :
        •    Écouter
        •    Célébrer dans le bonheur l’alliance (liturgie),
        •    Par une vie fraternelle et solidaire se mettre en état pour que Dieu s’y sente chez lui.  

 

Le peuple de Dieu doit être sacrement pour le monde, le signe visible et efficace de la grâce de Dieu. Par son existence même, l’Église est l’annonce de la Bonne Nouvelle. Elle doit être visible : «on ne cache pas la lampe sous le boisseau». Affirmons ce que nous sommes sans arrogance, avec franchise et simplicité. Portons joyeusement l’annonce de Celui qui nous cherche sans s’imposer.


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