La grâce du partage de la parole et de la prière

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Bien avant les Fraternités Évangéliques, j’ai connu les Fraternités Monastiques de Jérusalem en arrivant de mon sud-ouest (presque) natal, envoyé vers cette communauté toute nouvelle par un prêtre ami du Pays Basque probablement soucieux de m’orienter vers un lieu de ressourcement et d’approfondissement de ma foi dans une vie parisienne qu’il pressentait comme trépidante…


J’y suis depuis 25 ans. Quand l’Esprit nous guide…

Sitôt arrivé et conquis par la liturgie, je participai à une belle aventure collective, celle de la fraternité des jeunes qui me fit connaître un peu mieux la Communion de Jérusale, cette fois-ci de l’intérieur. Ce furent trois années intenses d’enseignement et d’apprentissage de la vie chrétienne dans un groupe autre que familial ou scolaire. Des liens profonds se sont noués que le temps n’a pas effacés.


Puis vint un long temps de cheminement solitaire mais toujours fidèle à Jérusalem jusqu’à ce qu’une amie m’invite à rejoindre une nouvelle Fraternité Évangélique en création. L’idée de démarrer quelque chose me séduisit mais tout en restant sceptique sur ma capacité à vivre un engagement qui me paraissait trop exigeant et inadapté à ma vie professionnelle.
J’y suis depuis 8 ans. J’y ai découvert la grâce du partage de la parole et de la prière aux côtés d’une communauté monastique, le sentiment d’appartenance à une famille spirituelle au sein de l’Église.


Les temps de fraternité et de récollection, pourtant a priori difficiles à caser dans un emploi du temps surbooké, me sont devenus une nécessité, un point d’équilibre et d’ancrage autour duquel s’organise ma vie dans ses multiples aspects.


J’y découvre un lien avec mes frères et sœurs autre que tout ce que je connais par ailleurs, fait de proximité sans effusion, de respect et d’attachement.
Au cœur de la ville, fascinante et terrifiante, nous expérimentons ensemble l’amour infini que Dieu nous porte et sa miséricorde.
Nous apprenons à nous laisser conduire et enseigner par l’Esprit.
Malgré les trébuchements ou à cause d’eux, c’est une grâce de vivre ce chemin et j’en rends grâce à Dieu.

Jean-Marie
Paris, 12 octobre 2009


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