Le Baptême du Seigneur

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La fête du Baptême du Seigneur, fixée au dimanche qui suit l’Épiphanie, rappelle la première théophanie de la nouvelle alliance : sur le Fils unique, l’Esprit descend tandis que la voix du Père se fait entendre. Elle commémore l’investiture messianique donnée à Jésus et la manifestation de sa vocation au début de sa vie publique. Mais elle s’enrichit aussi de tout un ensemble de significations symboliques liées au baptême.

 

Les lectures de la fête sont ordonnées autour de l’évangile du baptême de Jésus, qui est lu, les trois années A, B et C, selon les récits qu’en donnent Matthieu, Marc et Luc, chacun selon sa grâce propre : Matthieu montre l’humilité de Jésus, venant «accomplir ce qui est juste» (Mt 3,13-17) ; Marc, plus sobre, rappelle la prophétie de Jean annonçant celui qui vient «baptiser dans l’Esprit Saint» (Mc 1,7-11) ;  Luc insiste sur cette descente de l’Esprit sur Jésus «sous une apparence corporelle, comme une colombe» (Lc 3,15...22). Et les termes prêtés au Père renvoient aux préfigurations de la Première Alliance : le fils bien-aimé, tel Isaac mené au sacrifice (Gn 22,2), le Serviteur en qui le Seigneur met son amour (Is 42,21), le roi-messie engendré du Père (Ps 2,7).

 

Ainsi la contemplation du Christ, humble serviteur s’enfonçant dans les eaux du baptême et élu de Dieu comblé de la plénitude de l’Esprit, nous ouvre à la compréhension du mystère de sa pâque où il s’enfoncera librement dans les eaux de la mort, pour en surgir dans la lumière de la résurrection et faire de nous «des fils adoptifs, nés de l’eau et de l’Esprit» (prière d’ouverture).


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