Le dimanche de la Sainte Famille

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Le temps de Noël ne cesse de balancer entre l’intime et le transcendant, le Tout Autre et le très proche. La messe du jour de Noël avait fait contempler la perspective vertigineuse de l’engendrement éternel du Verbe. Et voici que le dimanche qui suit immédiatement Noël, la liturgie invite à célébrer «la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph».

 

Une famille sainte, certes, mais qui semble ordonnée comme toutes les autres et que la prière d’ouverture nous propose directement en modèle : «Tu as voulu, Seigneur, que la Sainte Famille nous soit donnée en exemple : accorde-nous la grâce de pratiquer, comme elle, les vertus familiales.»

 

On pourrait presque nommer ce dimanche «fête de l’enfance de Jésus» car, aux trois années du cycle liturgique, ce sont les trois épisodes rapportés par les Évangiles de l’enfance qui sont lus. En Matthieu, «la fuite en Égypte» montre Joseph agissant en père de famille sage et avisé, œuvrant au bien-être des siens : «Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère...» (Mt 2,13...23). En Luc, ce sont les parents, ensemble, qui sont protagonistes des scènes lues les années B et C : la présentation au Temple où ils accomplissent les rites de la Loi concernant tout premier-né (Lc 2,22-40) ; le recouvrement au Temple où, ensemble, ils cherchent leur fils égaré : «Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi !» (Lc 2,41-52). Une vraie famille donc, avec ses obscurités et ses joies, que l’on peut contempler pour apprendre d’elle l’unité, la foi et l’amour, et à qui l’on peut demander d’intercéder : «À la prière de la Vierge Marie et de saint Joseph, affermis nos familles dans la grâce et la paix», demande la prière sur les offrandes.


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