Le cycle liturgique

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Le temps de Dieu

Faut-il parler du ou des cycles liturgiques ? Plusieurs cycles en fait se superposent : le cycle journalier, rythmé par la liturgie des heures ; le cycle hebdomadaire ; et le cycle annuel des grands temps liturgiques où s’intercale la célébration des fêtes de Marie ou des saints (sanctoral).

 

Les premières communautés chrétiennes ne connaissaient qu’une fête : le dimanche. Le «Jour du Seigneur», le «premier jour de la semaine» devenu le huitième jour, celui de la Résurrection du Christ et qui s’est rapidement substitué au sabbat. «Ce ne sont pas les actuels sabbats qui me sont agréables, mais bien celui que j’ai fait et dans lequel, après avoir tout mené au repos, je ferai le commencement d’un huitième jour, c’est-à-dire le commencement d’un autre monde. Voilà bien pourquoi nous célébrons comme une fête joyeuse le huitième jour» (Épître de Barnabé, IIe s.). toute la semaine s’organise donc autour de ce jour qui reste, selon Vatican II, «la fête primordiale, fondement et noyau de l’année liturgique» (SC 106).

 

L’année liturgique a tout naturellement été d’abord marquée par la commémoration annuelle du mystère pascal, célébrée à l’origine dans la seule nuit du samedi au dimanche ; puis qui, sous l’influence de la liturgie de Jérusalem, s’est développée sur trois jours pour former «le saint triduum du Seigneur, crucifié, enseveli et ressuscité» (Saint Augustin). La fête centrale de Pâques est encadrée par deux saintes semaines : celle de la Passion (la Semaine Sainte, proprement dite, avant Pâques) et celle de la Résurrection (l’octave de Pâques qui ne forme liturgiquement qu’un seul jour).
Puis ont été définies les deux périodes qui l’entourent : le Carême : quarante (quadragesima) jours de préparation au mystère ; et le temps pascal : 40 jours jusqu’à l’Ascension et encore dix jours jusqu’à la Pentecôte, pour laisser se déployer le mystère dans la vie de l’Église.


Le cycle de Noël et de l’Épiphanie a été plus long à se mettre en place. En Orient dès le IIIe s., était fêtée la Théophanie (manifestation de Dieu), le 6 janvier, commémorant l’adoration des mages, le Baptême de Jésus et les noces de Cana. À Rome, dès le Ve s. est fêté le 25 décembre la naissance du Christ, soleil de justice et lumière du monde (par opposition à la fête païenne du solstice : Natalis Solis invicti). Au Ve s., un temps de préparation, l’Avent, est instauré.

Entre ces deux grands cycles festifs, s’intercalent les 34 semaines du temps ordinaire (ce qui ne signifie pas que le temps est banal mais qu’il est ordonné) ou temps de l’Église : c’est le temps de la maturation et de la sanctification par l’Esprit.

Ainsi la liturgie, structurée autour du mystère pascal, est bien un cycle, puisque sa composition est invariante, mais non pas un cercle fermé : elle nous fait vivre dans le mémorial du mystère du Christ, mais en le réactualisant dans notre vie et en nous ouvrant à l’attente eschatologique de notre glorification en lui.

 

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