Le temps pascal

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50 jours pour fêter Pâques

Depuis le IIIe siècle, la célébration de la Résurrection du Seigneur, le jour de Pâques, se prolonge en une Cinquantaine (Pentecostè), s’achevant par la célébration du don de l’Esprit qui a pris ce nom de «Pentecôte». Ces cinquante jours forment un seul et unique jour de fête qui, disait saint Irénée «a la même portée que le dimanche» : c’est pourquoi, pendant cette période, on prie debout, comme il convient à des ressuscités, et le jeûne est interdit.

Le temps pascal commence avec le dimanche de la Résurrection et se déploie durant huit dimanches : c’est donc une octave de dimanches, «une semaine des semaines», écrivait saint Basile qui insiste sur son caractère eschatologique. Mais il permet aussi, au fil des semaines, de déployer toutes les harmoniques du mystère pascal.

La première semaine, l’octave pascale, est dite aussi semaine in albis (des vêtements blancs), car les catéchumènes baptisés dans la nuit de Pâques gardaient le vêtement de leur baptême pour venir assister chaque jour aux catéchèses «mystagogiques» (leur expliquant le sens des «mystères», c’est-à-dire des sacrements qu’ils venaient de recevoir). Ces catéchèses étaient assurées par l’évêque et l’on possède encore celles de Jean Chrysostome, de Cyrille de Jérusalem ou d’Ambroise de Milan.

Dans les églises où sont implantées les Fraternités de Jérusalem, les «néophytes» (littéralement, les nouvelles plantes), qui ont reçu le baptême lors de la vigile pascale, assistent aux offices de l’octave pascale, vêtus de leur aube blanche, dans le chœur, au milieu des frères et des sœurs.

Le dimanche qui clôt l’octave, dimanche in albis, jour où les néophytes déposent leur vêtement blanc, a été longtemps désigné par le premier mot de l’oraison d’ouverture Quasimodo, «Comme des enfants nouveau-nés…» À la demande du pape Jean-Paul II, il est devenu le Dimanche de la Miséricorde.

Tous les dimanches constituant le temps pascal sont considérés comme «dimanche de Pâques» et non «après Pâques». Le cierge pascal, symbole du Christ ressuscité, reste allumé et l’Alleluia ne cesse de retentir. La couleur liturgique est le blanc, qui rappelle les vêtements des anges au matin de Pâques et ceux des ressuscités habitant la Jérusalem céleste (Ap 7, 9s).

Pour plus de précisions sur l’aspect du mystère pascal que chacun approfondit et qui se lit dans les titres qu’on leur donne : «Dimanche des apparitions», «Dimanche des ministères», «Dimanche de l’expansion missionnaire», on pourra se reporter au n°109 de Sources Vives, «Le temps pascal»

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