Le rituel du baptême des adultes

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Les étapes de l’initiation chrétienne

Pendant des siècles, en régime de chrétienté, la grande majorité des enfants était baptisée à la naissance et seul avait donc subsisté, dans l’Église, le rite du baptême des petits enfants. Mais la multiplication à notre époque des demandes de baptêmes d’adultes a conduit le Concile Vatican II à rétablir un rituel adapté aux adultes, dont la dernière version pour la France a été publié en 1997, qui s’inspire très largement des rites des premiers temps de l’Église tels que nous les rapportent de façon détaillée les catéchèses laissées par de grands évêques tels Cyrille de Jérusalem, Jean Chrysostome, Ambroise de Milan ou Théodore de Mopsueste.

L’entrée en catéchuménat se fait après un premier temps d’évangélisation et suppose que le futur catéchumène demande explicitement, comme l’y invite le dialogue initial, la foi à l’Église. Le célébrant lui impose les main puis le signe de la croix sur le front, les oreilles, les yeux, les lèvres, la poitrine, les épaules, et le marque tout entier de la croix, avant de lui remettre le livre des Évangiles et de l’inviter à venir aussi souvent qu’il le désire dans l’assemblée, pour se nourrir de la Parole de Dieu.
À Saint-Gervais, comme dans la plupart de nos Fraternités, cette célébration se déroule lors d’une eucharistie du soir : les frères et sœurs, ainsi que toute l’assemblée, prient ainsi avec et pour les catéchumènes qu’ils vont suivre tout au long des étapes de leur parcours sacramentel.

Les étapes de ce parcours se déroulent tout au long du Carême pour préparer le baptême proprement dit qui se célèbre dans la nuit de Pâques.
Au début du Carême, se situe l’appel décisif : après le temps de mûrissement et d’enseignement du catéchuménat, les candidats au baptême sont présentés à l’évêque du diocèse, qui les appelle un par un pour qu’ils confirment solennellement leur désir de recevoir les sacrements de l’initiation.
Puis viennent ce que l’on nomme des scrutins par lesquels on demande à Dieu d’éloigner le mal des catéchumènes et de les remplir de la force de l’Esprit. Les trois scrutins sont liés aux trois grands évangiles johanniques lus pendant les dimanches de Carême : la rencontre de Jésus avec la Samaritaine, la guérison de l’aveugle-né et la résurrection de Lazare ; c’est ainsi l’eau de la connaissance du Messie, la lumière de la vérité et la vie éternelle qui sont demandées pour les catéchumènes.
La communauté chrétienne leur a confié, au début de ce parcours, le Symbole des apôtres qui résume ce en quoi elle croit et la prière du Seigneur, le Notre Père : c’est la tradition du Credo (du latin, trahere : transmettre). Vers la fin du Carême, le rite de la reddition du Symbole demande aux catéchumènes de proclamer eux-mêmes devant l’assemblée le Credo qu’ils ont maintenant assimilé et dont ils vont vivre.
Enfin, par le rite de l’Ephphatha («Ouvre-toi», selon la formule utilisée en Marc 7,34 pour la guérison du sourd-muet), le célébrant, en touchant les oreilles et la bouche du catéchumène, demande qu’il «s’ouvre» afin de pouvoir à son tour proclamer, pour la louange de Dieu, la foi qu’il a entendu professer.

Dans la nuit de Pâques, prennent place les rites proprement baptismaux : après la prière de consécration de l’eau baptismale, les catéchumènes sont invités à renoncer par trois fois au mal et à professer leur foi ; puis, par trois fois aussi, l’eau baptismale est versée sur leur tête «au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit». Ils sont revêtus d’un vêtement blanc, symbole de «la créature nouvelle» (2 Co 5,17) qu’ils sont devenus en Christ, et un cierge allumé au cierge pascal leur est remis pour signifier qu’ils sont désormais «lumière du monde» (Mt 5,14). Puis vient l’onction avec le saint-chrême qui manifeste le don de l’Esprit qu’ils reçoivent pour les confirmer dans la foi (c’est le sens du sacrement de la confirmation que ceux qui ont été baptisés à la naissance reçoivent lorsqu’il sont devenus capables d’un choix adulte).
Les catéchumènes, désormais néophytes («nouvelles plantes» greffées sur le Christ, cf. Rm 6,5), reçoivent, enfin, l’Eucharistie qui couronne leur «initiation chrétienne».

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