L'Office des Complies

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La prière avant le repos de la nuit

La prière chrétienne s’est, dès l’origine, singularisée par rapport à la prière juive par sa pratique de la prière nocturne. À la suite de Jésus qui «se levait bien avant le jour pour prier» (Mc 1,35) ou «passait toute la nuit à prier Dieu» (Lc 6,12), les premières communautés chrétiennes se sont rassemblées de nuit pour prier (Ac 12,5s ; 16,25 ; 20,7s…). Inspirés par l’injonction évangélique : «Veillez et priez en tous temps, afin d’avoir la force d’échapper à tout ce qui doit arriver et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme» (Lc 21,36), les premiers écrits des Pères insistent sur le fait qu’il faut sanctifier par la prière les heures du jour et de la nuit. Origène écrit, par exemple, dans son Traité sur la prière : «Le temps de la nuit lui-même nous ne le passons pas sans prière, puisque David dit : ‘Au milieu de la nuit je me lève et je te rends grâce pour tes décisions’» (§ 12).

Si le lever pour la prière au milieu de la nuit, symbole de l’attente eschatologique, ne s’est perpétué que dans la tradition monastique, la prière avant le repos de la nuit, s’est maintenue au cours des siècles et son usage a été rappelé par la réforme liturgique du Concile. Récitée au moment où le jour est achevé et ses tâches accomplies, elle trouve là son nom de Complies.

L’office s’ouvre par un bref examen de conscience silencieux et une prière pénitentielle, en général le Je confesse à Dieu, qui remet au Seigneur tout ce qui a été vécu dans la journée. Une hymne appropriée à l’heure du soir est suivie de la psalmodie. Certains psaumes sont traditionnels, tels le Ps 91 (90), déjà prescrit par saint Basile au IVe siècle, le Ps 4 : «En paix je me couche, aussitôt je m’endors…» ; ou certains psaumes des montées tels le 131 (130), 133 (132) ou 134 (133) : «Bénissez le Seigneur dans les nuits…» Tous sont accordés à la paix du soir et expriment la confiance en Dieu.

Après un bref capitule biblique, est chanté le répons de la liturgie romaine : «En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit…» ; puis le cantique évangélique de Syméon, le Nunc dimittis (qui fait écho aux cantiques de Zacharie et de Marie, chantés aux Laudes et aux Vêpres) : «Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix selon ta parole…» (cf. Lc 2,29-32). L’office se termine, comme tous les autres, par une oraison et la bénédiction.

L’usage cistercien, adopté par toute l’Église, y a ajouté un chant à Marie, habituellement le Salve Regina, œuvre d’Adhémar, évêque du Puy en Velay au XIe s., ou, pendant les temps liturgiques particuliers, l’Alma Redemptoris (Avent et Noël) ou le Regina Cæli (Temps pascal).

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