14 Jérusalem

Paragraphe 174

Une des composantes constitutives de Jérusalem est aussi l'œcuménisme. Le nom que tu portes te rappelle que le Christ est mort près de la Ville sainte pour le salut et l'unité de tous, et que ta vie, à sa suite, frère et sœur de Jérusalem, doit garder la même passion de l'unité.

Le moine est un être qui cherche avant tout à s'unifier. Vis l'œcuménisme au cœur de ta propre vie : l'homme unifié est unifiant. Vis l'œcuménisme au sein de ta propre communauté : par l'acceptation joyeuse et constructive de ses diversités. Vis l'œcuménisme dans le cadre de toute la chrétienté afin que deviennent de plus en plus frères tous les disciples du Christ qui demeurent encore séparés. L'œcuménisme le plus efficace est celui de la prière.

Veille à garder aussi en ton cœur un vrai souci de communion avec tous les fils d'Abraham, juifs et musulmans, qui sont, comme toi, des adorateurs de l'unique Dieu et pour qui Jérusalem est également une Ville sainte. Ne crains pas de prier tout au long de ta vie pour qu'un jour il n'y ait plus qu'un seul troupeau et un seul berger. (...) Seule l'unité des fils de Dieu dira au monde le Mystère du vrai Dieu.



«Pourvus de dons différents selon la grâce qui nous a été donnée, si c'est le don de prophétie, exerçons-le en proportion de notre foi (...). Que celui qui donne le fasse sans calcul ; celui qui préside, avec diligence ; celui qui exerce la miséricorde, en rayonnant de joie.» (Rm 12,6-8)

«J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cet enclos ; celles-là aussi, il faut que je les mène ; elles écouteront ma voix. Et il y aura un seul troupeau, un seul pasteur.» (Jn 10,16)


Extrait de :
Jérusalem, Livre de Vie,
Paris, Cerf, 2000.