Un lieu, une histoire

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1. Comment est née la fondation de Bruxelles ?
2. Quels ont été les événements majeurs qui ont jalonné son histoire ?
3. Qu’est-ce qui type votre mission à Bruxelles ?
4. En quoi cette mission particulière reflète-t-elle ou enrichit-elle le charisme de «Jérusalem» ?

 

Comment est née la fondation de Bruxelles ?

Le cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, désirait que les Fraternités monastiques de Jérusalem puissent faire une fondation à Bruxelles.

Dès lors que la vocation des frères et sœurs de Jérusalem est de vivre la vie monastique au cœur des villes et que Bruxelles est capitale de l’Europe, ce désir du Cardinal ne pouvait que rencontrer un écho favorable en ‘Jérusalem’.

Encore fallait-il pouvoir réunir des pierres vivantes (des frères et sœurs en nombre suffisant), trouver une église pour y célébrer la liturgie trois fois par jour ainsi que deux maisons pour les deux fraternités (celle des frères et celle des sœurs), ce qui allait nécessiter un certain temps.

C’est le dimanche 2 septembre 2001 que le cardinal Danneels a accueilli les frères et sœurs de Jérusalem en la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule : ‘Deux nouvelles communautés s’installent aujourd’hui dans notre bonne ville de Bruxelles. Elles sont venues à la cathédrale ce soir pour manifester leur lien avec l’évêque et le diocèse et avec la ville qu’ils vont habiter désormais’.

 


 

Quels ont été les événements majeurs qui ont jalonné son histoire ?

Lors d’une rencontre, à Malines, en vue de la fondation, le cardinal Danneels avait demandé aux frères et aux sœurs d’être un ‘poêle’ qui réchauffe et un ‘puits’ qui désaltère. Il avait ajouté : ‘ce que j’attends de vous, c’est la liturgie et la prière, la gratuité de la prière’. C’est ce qu’essaient de vivre, jour après jour, les frères et sœurs.

Outre les trois offices quotidiens, il y a le travail à mi-temps le matin, dans divers endroits de la ville ; l’accueil par les frères prêtres (notamment pour le sacrement de la réconciliation et l’accompagnement spirituel) ; l’existence d’une fraternité des jeunes et d’un catéchuménat pour adultes, d’une fraternité évangélique, d’une fraternité de veilleurs (adoration du Saint Sacrement)... accompagnées par des frères et sœurs.

Pendant l’Avent, les Fraternités invitent des prédicateurs pour aider les frères et sœurs et laïcs à vivre la grâce de ce temps liturgique. En cours d’année, elles organisent des ‘Dimanches avec Dieu’ pour approfondir tel ou tel point de la vie chrétienne.

 


 

Qu’est-ce qui type votre mission à Bruxelles ?
Notre mission à Bruxelles est la même que celle de tous nos frères et sœurs qu’ils soient à Paris, à Florence, à Montréal... : devenir des moines et des moniales dans les lieux où l’Église les a appelées.

Bruxelles est un carrefour des nations, du fait qu’elle est capitale de l’Europe, mais aussi comme beaucoup d’autres grandes villes. Chaque jour, les frères et sœurs côtoient ou rencontrent ‘des hommes de toute race, langue, peuple et nations’ (Ap 5, 9). Des hommes aussi de différentes religions et confessions.

C’est là que le Seigneur les a appelés pour y vivre leur vocation ; c’est tout à la fois une grâce et un défi.

 


 

En quoi cette mission particulière reflète-t-elle ou enrichit-elle le charisme de «Jérusalem» ?

Dans les Fraternités Monastiques de Jérusalem, il y a des frères et des sœurs qui proviennent de divers continents et de nombreux pays. Cela nous apprend à découvrir, jour après jour, l’autre avec ses richesses, ses particularités, ses différences. Ainsi les frères et sœurs sont-ils préparés à vivre en lien avec des personnes venant d’autres horizons géographiques, culturels, linguistiques... À la différence, sans doute, de leurs frères et sœurs de Vézelay et du Mont-Saint-Michel qui voient passer chaque année des foules de touristes et/ou de pèlerins venant du monde entier, ils sont appelés, dans les grandes villes, à durer avec ces personnes qu’ils rencontrent chaque jour (que ce soit dans la liturgie, au travail ou dans la rue). De plus en plus, le monde est là, comme en un microcosme. Ne serait-ce pas pour cela que l’Église a appelé les frères et sœurs à Bruxelles et n’est-ce pas un appel (en creux ?) pour y vivre en témoins du Christ ressuscité et, de ce fait, y annoncer l’Évangile ?