Un lieu, une histoire

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1. Comment est née la fondation de Magdala ?
2. Quels ont été les événements majeurs qui ont jalonné son histoire ?
3. Qu’est-ce qui type votre mission à Magdala ?
4. En quoi cette mission particulière reflète-t-elle ou enrichit-elle le charisme de «Jérusalem» ?
Comment est née la fondation de Magdala ?

D’une façon particulière puisqu’il ne s’agit pas à proprement parler d’une fondation… À l’origine, il n’y avait qu’un pavillon de chasse, «La Briquerie», perdu dans les étangs et les bois de Sologne. C’est son propriétaire, Louis Bérard, entré dans les Fraternités de Jérusalem en 1981 après son veuvage, qui a voulu en faire don aux Fraternités. Selon leurs Constitutions, les Fraternités qui ne veulent être propriétaires d’aucun bien immobilier, en ont à leur tour fait don à l’évêché de Blois. Et «La Briquerie», rebaptisée Magdala, est devenue une maison d’accueil pour les temps de retraite et de récollections des groupes liés aux Fraternités de Jérusalem, mais aussi pour les différents groupes du diocèse.

 


 

Quels ont été les événements majeurs qui ont jalonné son histoire ?

Magdala a connu un agrandissement constant de ses capacités d’accueil et d’hébergement, rendu nécessaire par le nombre croissant des demandes. Son histoire est donc jalonnée surtout par des travaux. Dès 1985, des cellules ont été aménagées dans les boxes des chevaux et un oratoire dans l’écurie, ainsi qu’une salle de chapitre. Face à la vieille maison, renommée Ophel, comme le vieux quartier de Jérusalem, un nouveau bâtiment, le Mont Sion, a été bâti en 1988 ; et ce même été, le 26 août, Mgr Joseph Goupy, alors évêque de Blois, est venu consacrer l’autel de l’église aménagée dans l’ancienne grange et éclairée par les vitraux d’Henri Guérin, et bénir «la Sulamite», la nouvelle cloche.Puis, peu à peu, tous les bâtiments de l’ancienne ferme furent aménagés : le Cénacle et Béthanie, sous les combles, en 1989 ; Aïn Karim, un peu plus loin, et Nazareth, avec son atelier, en 1996. Une salle de conférences a été construite, à proximité des bâtiments principaux, et nommée la Maison de Pierre, à cause de sa forme octogonale rappelant la maison du pêcheur de Capharnaüm. Puis ce fut le bâtiment d’Ephraïm, près du verger, en 1999, et enfin, la dernière-née, Bethléem, en 2003.

 


 

Qu’est-ce qui type votre mission à Magdala ?
La mission de Magdala, située en pleine campagne et ne comptant qu’une petite communauté d’un frère prêtre et de quatre sœurs, est très originale par rapport aux autres Fraternités de Jérusalem. C’est exclusivement une mission d’accueil : accueil de groupes, on l’a vu, mais aussi de retraitants individuels qui veulent venir passer quelques jours dans la solitude et le silence de la forêt. Des groupes très divers s’y succèdent, surtout aux beaux jours : enfants se préparant à leur première communion ou leur confirmation ; prêtres du diocèse que leur évêque rassemble régulièrement en ce lieu… Presque tous les week-ends sont réservés aux groupes proches des Fraternités de Jérusalem, et les frères et sœurs s’y retrouvent régulièrement pour des temps de solitude et, l’été, pour leur retraite et chapitre général. Ce n’est donc pas un monastère urbain, mais c’est la ville qui vient à la campagne ! Cette mission d’accueil demande aux sœurs d’être à la fois Marthe et Marie puisqu’elle passe par le travail bien concret du ménage, de la cuisine, du potager, mais aussi et surtout par l’animation liturgique et, souvent, le soutien spirituel. Magdala n’est pas un hôtel, ni même une hôtellerie, mais un monastère où l’essentiel reste la vie de prière personnelle et liturgique, et la vie fraternelle. Les hôtes sont invités à partager cette vie.

 


 

En quoi cette mission particulière reflète-t-elle ou enrichit-elle le charisme de «Jérusalem» ?

Elle semble à première vue éloignée du charisme propre de «Jérusalem», mais Magdala a une importance fondamentale dans la vie des Fraternités. C’est le lieu de silence, de solitude, de prière, indispensable pour venir se reposer en Dieu et équilibrer les difficultés et contraintes de la vie urbaine. Le lieu aussi où les frères et sœurs aiment se rassembler pour vivre ensemble un temps de retraite ou la célébration de vêtures et de professions. C’est un peu notre poumon et l’on sait qu’en grec comme un hébreu, le même mot désigne le souffle et l’Esprit. Magdala a donc comme vocation de devenir de plus en plus ce lieu de grâce où l’on peut prendre un temps de recul et de silence pour se mettre à l’écoute de l’Esprit !


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