Mont-Saint-Michel

Un lieu, une histoire

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1. Comment est née la fondation du Mont-Saint-Michel ?
2. Quels ont été les événements majeurs qui ont jalonné son histoire ?
3. Qu’est-ce qui type votre mission au Mont-Saint-Michel ?
4. En quoi cette mission particulière reflète-t-elle ou enrichit-elle le charisme de «Jérusalem» ?

 

Comment est née la fondation du Mont-Saint-Michel ?

C’est le 24 juin 2001 que les Fraternités Monastiques de Jérusalem ont été installées à l’abbaye du Mont Saint Michel par Monseigneur Jacques Fihey, évêque de Coutances et Avranches. Des frères et sœurs sont arrivés de diverses fondations déjà existantes pour prendre le relais de la prière et de l’accueil en ce sanctuaire fondé en 708 par saint Aubert, évêque d’Avranches. Nous sommes aujourd’hui cinq sœurs et cinq frères à avoir le redoutable honneur de faire perdurer la vocation monastique de cet illustre lieu de pèlerinage et monument du tourisme qu’est «la Merveille de l’Occident».

 


 

Quels ont été les événements majeurs qui ont jalonné son histoire ?

L’accueil des normands a été particulièrement chaleureux. Leur soutien dans les débuts fut décisif et il continue avec une touchante fidélité.

En 2003, à leur demande, une fraternité laïque est née : la Fraternité Saint Michel. Elle regroupe des adultes, couples et célibataires, qui souhaitent, avec l’aide de nos fraternités, approfondir leur vie spirituelle et expérimenter la fraternité chrétienne.

2003 vit aussi l’ordination de frère Bernard-Marie comme diacre permanent. Un événement pour la communauté vécu avec une forte connotation ecclésiale, puisque c’est Mgr Fihey qui conféra l’ordination dans l’abbatiale du Mont-Saint-Michel.

Cette même année fut enfin l’année du démarrage de notre participation aux routes de Vézelay.

En 2004, nous avons inauguré les «journées spirituelles» : tout un samedi au rythme des liturgies pour aborder un thème de la vie spirituelle au travers de la Bible et d’un enseignement.

En 2005, nous avons accueilli le premier jeune homme ayant décidé de vivre «un an pour Dieu» sur le Mont. Une vraie grâce pour tous !

2006 est l’année de l’apparition des «samedi jeunes», le but en est de rassembler des étudiants ou jeunes professionnels de la région pour prier et réfléchir sur les fondements de la foi et de la vie chrétienne. Dans la foulée du premier «un an pour Dieu», un deuxième jeune homme a pris le relais : la proposition semble répondre à un réel besoin.

 


 

Qu’est-ce qui type votre mission au Mont-Saint-Michel ?
Notre mission au Mont tient en quelques mots : prier avec et pour ceux qui passent. Trois millions de personnes sont attirées annuellement au pied du Mont. Moins d’un million et demi franchissent le seuil de l’abbaye au statut de musée. Nous les prenons dans notre prière et offrons à ceux qui le veulent la possibilité de se joindre à nos liturgies. Nous aimons dire que nous semons sur un tapis roulant, car la proportion de ceux que nous reverrons est infime !
À cela s’ajoute la mission d’accueillir des retraitants et pèlerins. Trois chambres leur sont proposées dans le village. Ils participent aux liturgies, aux repas communautaires et ponctuellement à des services. Quelques gros pèlerinages (300 à 1600 personnes) nous sollicitent pour célébrer à l’abbatiale. Enfin, des groupes essentiellement scolaires sont accueillis pour une heure de témoignage.

 


 

En quoi cette mission particulière reflète-t-elle ou enrichit-elle le charisme de «Jérusalem» ?

Le charisme de Jérusalem s’exprime dans le fait de cette immersion priante dans la foule qui passe. La liturgie célébrée au milieu d’elle trouve pleinement sa vocation évangélisatrice. Et il est enrichi de la dimension internationale d’un tel lieu : en dix minutes au cours de la messe, passent dans l’abbatiale des Lituaniens, des Mexicains, des Libanais, des Sri lankais, des Américains… La Bonne Nouvelle est annoncée à toutes les nations ! «Jérusalem, ville où tout ensemble fait corps».