Montréal

Un lieu, une histoire

PDFImprimerEnvoyer

1. Comment est née la fondation de Montréal ?
2. Quels ont été les événements majeurs qui ont jalonné son histoire ?
3. Qu’est-ce qui type votre mission à Montréal ?
4. En quoi cette mission particulière reflète-t-elle ou enrichit-elle le charisme de «Jérusalem» ?
Comment est née la fondation de Montréal ?

Un couple de Québécois, de passage à Paris, est saisi par la liturgie de Saint-Gervais et c’est comme une illumination ! Nous avons besoin, au Québec, d’une telle communauté pour tenter de réveiller notre Église endormie par la «révolution tranquille», en attente que les braises de sa foi reprennent vie. À la suite de nombreuses rencontres entre le Père Pierre-Marie Delfieux, notre fondateur, et le Cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal, le 25 septembre 2004, c’est la fondation. Dix-sept moines et moniales arrivent à Montréal, pour vivre au cœur de la ville, au cœur de Dieu, au sanctuaire de Saint-Sacrement que les fils de saint Pierre-Julien Eymard, les Pères du Saint-Sacrement, viennent de remettre au diocèse, ne pouvant plus poursuivre leur belle mission commencée, cent ans plus tôt.

 


 

Quels ont été les événements majeurs qui ont jalonné son histoire ?

C’est par une semaine de fête, vécue comme un pèlerinage, qu’a commencé notre fondation. Une centaine d’amis venus d’Europe se joignent aux Montréalais pour prier à la cathédrale, au Sanctuaire, mais aussi à Québec, sur les pas des fondateurs de l’Église en Amérique du Nord : Mgr de Laval, Marie de l’Incarnation et Catherine de Saint-Augustin. Depuis, tout un mouvement de croissance, plein d’espérance : des assemblées dominicales de plus en plus jeunes et nombreuses, tout un rayonnement évangélique à travers la naissance de plusieurs fraternités laïques, une bonne intégration à la vie de la cité et de l’Église locale par le travail et les rencontres, mais aussi un engagement dans la préparation du Congrès Eucharistique International 2008 à Québec, à travers la participation aux Montées Jeunesse.

 


 

Qu’est-ce qui type votre mission à Montréal ?
Ce qui type notre mission à Montréal vient en partie de notre implantation sur le Plateau Mont-Royal, quartier «branché», habité par des jeunes, souvent artistes, appartenant à divers groupes culturels. Les personnes venues à nos offices nous manifestent leur soif d’enseignements, leur goût pour des homélies travaillées, méditées, construites. Et ces connaissances, ils désirent les laisser mûrir dans l’adoration. Oui, notre église a été construite pour l’adoration du Saint-Sacrement et, à la suite de nos devanciers, nous désirons œuvrer, avec la grâce de Dieu, pour que l’adoration puisse y redevenir continuelle.

 


 

En quoi cette mission particulière reflète-t-elle ou enrichit-elle le charisme de «Jérusalem» ?

Par cette importance donnée à l’adoration eucharistique, nous sommes bien dans la droite ligne du charisme de Jérusalem. Notre fondateur aime à dire qu’une nouvelle communauté n’est vraiment fondée que lorsque le Saint-Sacrement y est exposé à l’adoration. Mais Jérusalem présente cette particularité d’avoir franchi pour la première fois les frontières de l’Europe. Il s’agit de vivre notre charisme en Amérique du Nord, au cœur de ce Québec, en grande partie francophone mais entouré d’un continent anglophone. Apprendre à vivre les mêmes valeurs, dans un contexte différent, dans une autre culture, voici le défi. Au fil des mois, nous réalisons non seulement que c’est possible, mais enthousiasmant.