Strasbourg

Un lieu, une histoire

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1. Comment est née la fondation de Strasbourg ?
2. Quels ont été les événements majeurs qui ont jalonné son histoire ?
3. Qu’est-ce qui type votre mission à Strasbourg ?
4. En quoi cette mission particulière reflète-t-elle ou enrichit-elle le charisme de «Jérusalem» ?
Comment est née la fondation de Strasbourg ?

Il était une fois… Cela pourrait commencer ainsi. Un jeune inspecteur de police fréquentait Saint-Gervais et c’est là qu’il donnait rendez-vous à ses parents lorsque ceux-ci venaient le voir à Paris. Il a un jour suggéré à ses parents d’héberger des sœurs des Fraternités Monastiques de Jérusalem lorsqu’elles allaient à Strasbourg pour leurs examens de théologie, et ceux-ci ont ouvert leurs portes. Et un jour, à Paris, après un office à Saint-Gervais, notre jeune inspecteur présente ses parents à Pierre-Marie. Question du papa : «Quand venez-vous à Strasbourg ?» Réponse : «Y a-t-il une église pour nous accueillir ?». Et les parents de contacter l’archevêché de Strasbourg et Monseigneur Brand de venir un soir à Saint-Gervais, incognito dans l’assemblée. Après la messe, il part trouver Pierre-Marie à la sacristie : «Bonjour, je suis l’archevêque de Strasbourg, et je viens vous demander une fondation.» Et quelque temps plus tard, le 14 septembre 1995, les Fraternités Monastiques furent accueillies à l’église Saint-Jean où elles sont toujours. La grande générosité des Alsaciens a marqué les débuts, où tout a été donné, à partir de rien, et elle ne s’est jamais démentie ensuite…

 


 

Quels ont été les événements majeurs qui ont jalonné son histoire ?

- 14 septembre 1995 : fondation.

- 14 septembre 1996 : ordination diaconale de fr. François par Mgr Brand à Saint-Jean et installation des icônes du chœur.

- printemps 1997 : journées thérésiennes ; spectacle à Saint-Jean.

- juin 1997 : ordination sacerdotale de François à la cathédrale.

- 1996-1997 : aménagement du réfectoire des sœurs.

septembre 1998 : départ de frs Antoine-Emmanuel et Jean-Renuel pour la fondation de Florence. Fr. François prieur des frères.

- juin 2000 : ordination diaconale de fr. Ivan-Pierre par Mgr Doré.

- 31 mai 2001 : ordination sacerdotale de fr. Ivan-Pierre à Saint-Jean. Fr. François part pour le Mont Saint-Michel et fr. Ivan-Pierre lui succède comme prieur des frères.

- juin 2004 : Installation de la Croix-icône dans le chœur et ordination diaconale de fr. Jean-Tristan.

- septembre 2004: départ de fr. Ivan-Pierre pour Montréal et de sr Dominique-Marie pour Paris. Ils sont remplacés respectivement par fr. Jean-Renuel et par sr Violaine.

- janvier-avril 2005 : rénovation de l’église Saint-Jean.

- avril 2006 : nouvel ambon.

Lancement des différentes fraternités : Effata en 1995, les familles en 1996, le catéchuménat et les enfants adorateurs en 1997, la Frat des Jeunes en 1997, la Frat Saint Joseph (Jeunes Professionnels) en 1999, la Communion des Veilleurs et Pierres Vivantes en 1998, la Frat Charles de Foucauld en 2000, le groupe de réflexion Madeleine Delbrêl en 2004, le groupe Saint Tarcisius (enfants adorateurs aînés) en 2005.

 

 


 

Qu’est-ce qui type votre mission à Strasbourg ?
Notre fondation est en terre d’Alsace, une terre de vieille chrétienté, marquée par un enracinement dans la foi, une solidité des engagements (adoration eucharistique), une fidélité dans les liens tissés qui est remarquable. C’est une terre traditionnelle de vocations, et plusieurs frères et sœurs de Jérusalem ont connu la communauté par Strasbourg. Les familles sont également très nombreuses à fréquenter nos liturgies, avec beaucoup d’enfants de tous âges. Depuis l’année dernière, lors des célébrations dominicales, des parents offrent une liturgie de la parole adaptée aux enfants. Notre mission est liée à l’histoire de l’Alsace, elle tient à la fois à la réconciliation entre la France et l’Allemagne, à la miséricorde, à l’ouverture, à l’œcuménisme, notamment entre catholiques et protestants, à la construction européenne. Nous bénéficions aussi de la spécificité concordataire locale à travers les postes de coopérateurs de la pastorale ou l’expérience du catéchisme scolaire en secteur public. Le diocèse ayant fortement mis l’accent sur la formation, nos frères et sœurs des différentes fraternités en bénéficient depuis de longues années, avant même la fondation. Une bonne amitié nous lie depuis le début avec la communauté du Puits de Jacob, au charisme complémentaire à celui de Jérusalem.

 


 

En quoi cette mission particulière reflète-t-elle ou enrichit-elle le charisme de «Jérusalem» ?

Nous expérimentons pleinement le charisme du monachisme citadin tel qu’il a été défini au départ dans le Livre de Vie, avec notamment cette osmose avec la ville par le travail des frères et sœurs, travail souvent à caractère social, ecclésial ou pastoral, et une bonne insertion dans le diocèse, à travers la collaboration fraternelle qui se vit avec la paroisse Saint-Pierre-le-Vieux dont nous dépendons. Nous sommes lieu de ressourcement pour beaucoup de citadins qui viennent en semaine à nos liturgies, dans un quartier de passage, près de la gare.

Parmi nos fraternités laïques, nous avons la spécificité de celle qui est orientée vers l’œcuménisme, «Pierres Vivantes», et la richesse de la Fraternité des Familles, sans oublier la Fraternité Charles de Foucauld (il était strasbourgeois de naissance !)  et les deux fraternités d’Enfants Adorateurs…

Avec nos Fraternités de Bruxelles, nous vivons le charisme de Jérusalem au cœur d’une capitale européenne, et notre prière pour l’Europe s’en trouve dilatée et régulièrement alimentée.

Nos Fraternités Monastiques sont enfin particulièrement internationales à Strasbourg, avec les quatre continents représentés, et un grand brassage de frères et sœurs, dont beaucoup sont partis fonder ailleurs…