Réaménagement liturgique du Sanctuaire du Saint-Sacrement à Montréal

23-07-2010

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«Oui, j’irai vers l’autel du Seigneur, vers le Dieu de ma joie, alléluia !»

Les Fraternités monatiques de Jérusalem à Montréal expérimentent la joie de «bâtir un autel au Seigneur.» À leur arrivée au Sanctuaire du Saint-Sacrement en 2004, c’est un autel mobile en bois qui était utilisé, placé devant l’ancien maître-autel. Après quelques années de présence, le temps est maintenant venu de bâtir «dans le roc». Voici un aménagement liturgique digne et durable, qui répond à la fois aux normes liturgiques de Vatican II et aux besoins des célébrations monastiques. Dessiné par notre frère Pierre-Benoît, architecte, le nouveau mobilier est aujourd’hui en place… pour la joie des frères, des sœurs et des fidèles du Sanctuaire !

Voir le reportage photos (© FMJ)


«Nova et Vetera», tel est le concept qui a guidé ce réaménagement liturgique : le projet s’inscrit à la fois dans la continuité de la tradition et se propose comme une parole pour aujourd’hui. Le nouveau chœur dialogue avec le patrimoine par le choix des proportions et des teintes, tout en affirmant une note contemporaine par ses lignes et ses dispositions liturgiques.

Pour un meilleur déploiement des célébrations, deux larges marches de pierre blanches ont été bâties en prolongement du maître-autel existant. Sur ce socle prennent place les mobiliers construits en Onyx, une pierre aux tons chaleureux et vivants. Cette belle matière rappelle que le véritable architecte, c’est notre Créateur.

Au centre, l’autel attire naturellement le regard. L’autel est un roc. L’autel est un tombeau – et aux quatre angles, il s’ouvre sous la force vivifiante du Ressuscité. L’autel est une table eucharistique. Lorsque le Saint-Sacrement est sur lui exposé qu’il est le plus beau, rayonnant de lumière et de paix. Pour proclamer la Bonne Nouvelle, le lieu de la parole s’avance en direction de l’assemblée. Jailli des Ecritures, le souffle de l’Esprit traverse l’ambon ; des effets de transparences témoignent des profondeurs du Verbe de Vie.

Enfin, le siège de présidence est construit dans la même ligne, associant pierre d’Onyx et chêne du Canada. Ainsi est soulignée la triple présence du Christ dans l’action liturgique : par son pain de vie, il nourrit nos âmes et nos corps ; par sa parole, il enseigne nos cœurs et nos intelligences ; et par ses prêtres célébrant «in persona christi», il préside nos assemblées.

Pour servir la prière, ce travail associe beauté et sobriété. Nous sommes reconnaissants aux mécènes et fidèles qui ont contribué au financement. Cette église édifiée par les Pères du Saint-Sacrement puis transmise à nos Fraternités Monastiques de Jérusalem continue d’annoncer Jésus-Christ. Le Christ est présent au milieu de son peuple, il nous attire par son amour, et nous chantons : «Oui, j’irai vers l’autel du Seigneur, vers le Dieu de ma joie, alléluia !»


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