L’expérience de Dieu est-elle possible ?

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La Fraternité évangélique «Feu et Lumière» a organisé samedi 17 janvier à Bruxelles une récollection sur «L’expérience de Dieu». Les enseignements furent donnés avec éloquence et enthousiasme par le f. Michel Van Aerde op qui, après avoir été Prieur et Provincial à Toulouse, est responsable de l’Université dominicaine de théologie sur Internet : www.domuni.org

 

Que retenir de cette récollection ? Celui qui est bénéficiaire de l’expérience de Dieu est partagé entre le désir de se confier et la pudeur de garder secrète une manifestation considérée souvent comme suspecte. De surcroît, son expression est difficile : il faut recourir à la symbolique, aux images, à la poésie, au paradoxe. Cependant, Dieu nous associant à son amour pour l’humanité, nous avons un devoir de témoignage pour être les humbles interprètes de l’Ineffable mais les mots restent faibles ; «mystique» ne signifie-t-il pas «caché» ?

 

L’expérience mystique peut être de différentes natures : d’union (Saint Jean de la Croix), de ressemblance (Saint Bernard), ou encore de fusion (Maître Eckhart) ; la diversité de ces manifestations fut illustrée par une diversité d'expériences : Saint Augustin, Ignace de Loyola, Pascal, Claudel, Bruno Hussar, Madeleine Delbreil, JP. Jossua. Jésus lui-même, dans son humanité connut la Transfiguration.

 

L’expérience de Dieu se fait parfois dans l’échec, rarement dans le pardon, plus souvent dans la foi. Elle ne peut se provoquer mais «si tu ne peux pas lever le vent, tu peux ouvrir la fenêtre». Portés par notre désir et appelés par celui de Dieu, il nous faut passer de conversion en conversion pour nous laisser habiter enfin par cette passion qui est l’Amour.