Terre sainte 2016 - Témoignage

17-05-2016

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Deux semaines de grâces

Deux semaines ! Juste le temps de vivre en accéléré une année liturgique sur les pas des Patriarches, des Prophètes, de Jésus, de Marie et de Joseph, des disciples, à l’écoute de la Parole de Dieu. Deux petites semaines qui ont passé si vite et qui foisonnent de grâces.

 

Grâce de la beauté des paysages : âpreté du désert qui érode corps et âmes, où l’homme est tout petit face à l’immensité du créateur ; douceur de la Galilée, de sa lumière sur son lac et ses collines où retentirent un jour les Béatitudes, l’un des plus beaux textes jamais prononcés.


Grâce de Jérusalem, ville unique dans l’histoire de l’humanité, magique et redoutable à la fois tant le présent y fait écho au passé, suscitant autant d’émotion et d’admiration que d’irritation et de frustration. Puisse la paix s’y installer un jour durablement !


Grâce de la compréhension du message divin, par ce va et vient constant entre l’ancien et le nouveau Testaments, qui prend sens et vie à l’écoute des enseignements limpides des frères et des sœurs, dans la filiation spirituelle de ceux de frère Pierre-Marie.


Grâce des célébrations : Eucharistie en des lieux exceptionnels à tous égards, Réconciliation dans la quiétude à l’ombre de Sainte-Anne, profession monastique de frère Marc-Abraham dans la paix des bords du lac de Tibériade.


Grâce de la vie en communauté, petit groupe de pèlerins – une centaine quand même ! – mettant leurs pas dans ceux de millions d’autres avant eux, cheminant, méditant et priant ensemble, chantant aussi, parfois en ordre un peu dispersé, mais de façon sublime un soir à l’Ecce Homo pour l’office des ténèbres ; et sachant rire et plaisanter à l’unisson de sœur Cécile.


Grâce de tel ou tel moment vécu par chacun en particulier et qui fût pour moi la lecture du psaume 88, au fond de la prison où Jésus passa la nuit qui suivit son arrestation :
«Tu m’as mis au tréfonds de la fosse,
Dans les ténèbres, au sein des abîmes…»


Grâces de l’Esprit Saint qui n’a cessé de souffler sur nous tout au long de ce chemin.


Grâces qu’il faut maintenant garder et faire croître dans nos vies quotidiennes.


Partir en pèlerinage est prendre un risque : on n’en revient jamais tel qu’on était en le commençant. Alléluia !

Un pèlerin, Paris, 2 mai 2016

Voir le récit complet du pèlerinage

Voir le reportage photos (© C. Babski)

 


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