Forum de la Famille de Jérusalem de Paris

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28-29 mai 2016, Magdala

Des nuages noirs tournant autour de Magdala, sans éclater sur nos têtes, laissant même parfois percer quelques rayons de soleil : le ciel nous a bénis pour ce 2e Forum de la Famille de Jérusalem de Paris qui se tenait les 28 et 29 mai, juste avant les inondations particulièrement spectaculaires dans cette région.

Voir le reportage photos (© L. Falchier pour FMJ)

 

Comme les poissons pris dans le filet de Pierre (cf. Jn 21,11), nous étions 153 personnes – frères, sœurs, membres des diverses Fraternités laïques, fidèles des assemblées de Saint-Gervais – à être venues de Paris pour ces deux jours en Sologne, placés sous le signe de la fraternité. «Voyez comme ils s’aiment» : les tracts et affiches citaient Tertullien pour affirmer leur projet. Il s’agissait bien de «vivre la fraternité», selon l’intitulé du Forum, et non seulement d’en parler. Aussi le tracé spirituel, défini par une petite équipe de frères, sœurs et laïcs, alternait en ces deux jours des temps de lectio divina – de partage de la Parole de Dieu – en petits groupes et des «ateliers», des gestes significatifs qui permettaient de mettre en œuvre ce que la Parole nous avait révélé. La liturgie suivait le même chemin : «Se laisser convertir à la fraternité», «Se laisser aimer et donner les uns aux autres», «Frères et membres d’un même Corps»...

 

Le premier jour, chaque petit groupe a ainsi pu découvrir la nécessité et la difficulté de la fraternité, et élaborer une figuration commune peinte de la « demeure » fraternelle désirée. Puis, après un enseignement de sœur Marie sur «la fraternité en Jérusalem», réfléchir, à partir du Livre de Vie, au lien entre amour et service, et accomplir le geste du serviteur qui permettait aux participants de se laver mutuellement les mains. La journée se concluant par une veillée qui nous menait à la grande croix du chemin, puis à la chapelle pour l’adoration, nous faisant ainsi saisir que la fraternité est sauvée par la croix du Christ et qu’elle trouve là ses fondements. Ainsi le dimanche, nous avions déjà accompli le trajet nécessaire pour rencontrer, avec Marie-Madeleine, le Ressuscité et accueillir sa demande d’aller «vers (ses) frères» (Jn 20,17). Ce qui, après un dernier temps de lectio partagée, donnait lieu, sur un mur de la Maison de Pierre, à une joyeuse mosaïque de post-it, disant l’action de grâce de chacun pour ce rassemblement et l’idée que l’Esprit avait fait germer en lui pour s’engager dans des relations fraternelles renouvelées. Aussi, pendant le déjeuner servi sous de grandes tentes et avant même l’envoi par les prieurs, la pluie pouvait se mettre à tomber : la Parole de Dieu avait accompli sa mission (cf. Isaïe 55,11), et la grâce avait fait son œuvre !