Lundi 22 novembre

Le monde de Noé

Aujourd’hui, nous faisons les présentations. Notre lectio divina de ce jour plante le décor et introduit les personnages. Le héros indiscutable de cette péricope – et le sujet de presque toutes les phrases –, c’est Dieu. En face de lui, deux figures. L’une sans nom, à qui Dieu ne parle pas et sur laquelle il porte un regard de désolation : l’homme ; l’autre, porteuse d’un nom et d’une histoire, et bénéficiant de la miséricorde de Dieu : Noé. Noé se distingue du reste de l’humanité en ce qu’il est nommé par Dieu, c’est-à-dire en ce qu’il est entré en relation avec lui et que Dieu l’a trouvé «juste». Noé est le troisième homme, après Adam et son fils Caïn, à qui Dieu parle dans la Bible. Quant au cadre de l’histoire, c’est tout simplement «la terre», en laquelle Dieu n’arrive plus à voir que le théâtre de «la méchanceté de l’homme». Une histoire pas si lointaine que ça… Aujourd’hui, Dieu nous appelle par notre propre nom. Il veut entrer en relation avec nous. Le monde qui nous entoure et dont nous sommes ressemblerait-il par bien des aspects à celui que connaissait Noé ? Une promesse nous est faite : Dieu agira.

 

Genèse 6,5-12
[5] Le Seigneur vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre et que son cœur ne formait que de mauvais desseins à longueur de journée. [6] Le Seigneur se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre et il s’affligea dans son cœur. [7] Et le Seigneur dit : «Je vais effacer de la surface du sol les hommes que j’ai créés – et avec les hommes, les bestiaux, les bestioles et les oiseaux du ciel –, car je me repens de les avoir faits.» [8] Mais Noé avait trouvé grâce aux yeux du Seigneur. [9] Voici l’histoire de Noé : Noé était un homme juste, intègre parmi ses contemporains, et il marchait avec Dieu. [10] Noé engendra trois fils, Sem, Cham et Japhet. [11] La terre se pervertit au regard de Dieu et elle se remplit de violence. [12] Dieu vit la terre : elle était pervertie, car toute chair avait une conduite perverse sur la terre.

 

Seigneur, Maître et Créateur de toute vie, nous sommes à toi. Ton souffle nous fait vivre et ta promesse nous réjouit. Apprends-nous à nous tenir devant toi comme celui à qui tu parles et que tu appelles par son nom. Ton Fils nous a appris à te prier en te nommant «Père» ; donne-nous cette confiance des enfants qui se laissent façonner par ta Parole afin qu’en la recevant, notre cœur s’élargisse jusqu’à pouvoir devenir le lieu de l’avènement de ton Fils, Jésus, notre Sauveur, lui qui vient non pour condamner le monde mais pour le sauver. Amen.