Étape 1 - Bible en main

Chaque semaine, un parcours biblique vous est proposé qui conduit au dimanche suivant : une courte introduction suivie du texte biblique et d'une prière. Pensez à télécharger la version imprimable, plus pratique pour vivre votre Route de Pâques un peu à distance de l'écran et n'oubliez pas non plus les podcasts !... Sur cette page, les articles «Bible en main» sont publiés jour après jour pendant toute la semaine.

Samedi 20 février

Le pèlerinage des croyants

Le texte que nous méditons aujourd’hui, extrait de la lettre aux Hébreux, est un véritable hymne à la foi. La longue théorie des croyants qu’il fait défiler sous nos yeux – d’Abel à Samuel, en passant par Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, David... – s’ajoute au pèlerinage de tous ceux qui sont en route vers le Royaume. Le chemin n’est pas différent ; nous pouvons nous inscrire dans cette lignée de croyants, tenant fermes comme si nous voyions l’invisible (cf. Hébreux 11,27), sûrs que Dieu tient ses promesses : «C’est lui qui vous affermira jusqu’au bout, pour que vous soyez irréprochables au Jour de notre Seigneur Jésus Christ. Il est fidèle, le Dieu par qui vous avez été appelés à la communion de son Fils, Jésus Christ notre Seigneur» (1 Corinthiens 1,8-9).

 

Hébreux 11,1-34

[1] Or la foi est la garantie des biens que l’on espère, la preuve des réalités qu’on ne voit pas. [2] C’est elle qui a valu aux anciens un bon témoignage. [3] Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par une parole de Dieu, de sorte que ce que l’on voit provient de ce qui n’est pas apparent.
[4] Par la foi, Abel offrit à Dieu un sacrifice de plus grande valeur que celui de Caïn ; aussi fut-il proclamé juste, Dieu ayant rendu témoignage à ses dons, et par elle aussi, bien que mort, il parle encore.
[5] Par la foi, Hénoch fut enlevé, en sorte qu’il ne vit pas la mort, et on ne le trouva plus, parce que Dieu l’avait enlevé. Avant son enlèvement, en effet, il lui est rendu témoignage qu’il avait plu à Dieu. [6] Or sans la foi il est impossible de lui plaire. Car celui qui s’approche de Dieu doit croire qu’il existe et qu’il se fait le rémunérateur de ceux qui le cherchent.
[7] Par la foi, Noé, divinement averti de ce qui n’était pas encore visible, saisi d’une crainte religieuse, construisit une arche pour sauver sa famille. Par la foi, il condamna le monde et il devint héritier de la justice qui s’obtient par la foi.
[8] Par la foi, Abraham obéit à l’appel de partir vers un pays qu’il devait recevoir en héritage, et il partit ne sachant où il allait. [9] Par la foi, il vint séjourner dans la Terre promise comme en un pays étranger, y vivant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers avec lui de la même promesse. [10] C’est qu’il attendait la ville pourvue de fondations dont Dieu est l’architecte et le constructeur.
[11] Par la foi, Sara, elle aussi, reçut la vertu de concevoir, et cela en dépit de son âge avancé, parce qu’elle estima fidèle celui qui avait promis. [12] C’est bien pour cela que d’un seul homme, et déjà marqué par la mort, naquirent des descendants comparables par leur nombre aux étoiles du ciel et aux grains de sable sur le rivage de la mer, innombrables... [13] C’est dans la foi qu’ils moururent tous sans avoir reçu l’objet des promesses, mais ils l’ont vu et salué de loin, et ils ont confessé qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. [14] Ceux qui parlent ainsi font voir clairement qu’ils sont à la recherche d’une patrie. [15] Et s’ils avaient pensé à celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d’y retourner. [16] Or, en fait, ils aspirent à une patrie meilleure, c’est-à-dire céleste. C’est pourquoi, Dieu n’a pas honte de s’appeler leur Dieu ; il leur a préparé, en effet, une ville...
[17] Par la foi, Abraham, mis à l’épreuve, a offert Isaac, et c’est son fils unique qu’il offrait en sacrifice, lui qui était le dépositaire des promesses, [18] lui à qui il avait été dit : C’est par Isaac que tu auras une postérité. [19] Dieu, pensait-il, est capable même de ressusciter les morts ; c’est pour cela qu’il recouvra son fils, et ce fut un symbole.
[20] Par la foi encore, Isaac donna à Jacob et à Ésaü des bénédictions assurant l’avenir. [21] Par la foi, Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph et il se prosterna appuyé sur l’extrémité de son bâton.
[22] Par la foi, Joseph, proche de sa fin, évoqua l’exode des fils d’Israël et donna des ordres au sujet de ses restes.
[23] Par la foi, Moïse, à sa naissance fut caché par ses parents pendant trois mois, parce qu’ils virent que le petit enfant était beau et ils ne craignirent pas l’édit du roi. [24] Par la foi, Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils d’une fille d’un Pharaon, [25] aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que de connaître la jouissance éphémère du péché, [26] estimant comme une richesse supérieure aux trésors de l’Égypte l’opprobre du Christ. Il avait, en effet, les yeux fixés sur la récompense. [27] Par la foi, il quitta l’Égypte sans craindre la fureur du roi : comme s’il voyait l’invisible, il tint ferme. [28] Par la foi, il célébra la Pâque et fit l’aspersion du sang, afin que l’Exterminateur ne touchât point les premiers-nés d’Israël. [29] Par la foi, ils traversèrent la mer Rouge comme une terre sèche, tandis que les Égyptiens, ayant essayé le passage, furent engloutis.
[30] Par la foi, les murs de Jéricho tombèrent, quand on en eut fait le tour pendant sept jours. [31] Par la foi, Rahab la prostituée ne périt pas avec les incrédules, parce qu’elle avait accueilli pacifiquement les éclaireurs.
[32] Et que dirai-je encore ? Car le temps me manquerait si je racontais ce qui concerne Gédéon, Baraq, Samson, Jephté, David, ainsi que Samuel et les Prophètes, [33] eux qui, grâce à la foi, soumirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent l’accomplissement des promesses, fermèrent la gueule des lions, [34] éteignirent la violence du feu, échappèrent au tranchant du glaive, furent rendus vigoureux, de malades qu’ils étaient, montrèrent de la vaillance à la guerre, refoulèrent les invasions étrangères.


Seigneur, tu nous as fait le don de la foi, béni sois-tu ! Pour nos frères et sœurs catéchumènes qui s’approchent peu à peu de la fontaine baptismale, nous te prions et nous te bénissons. Comme eux et pour eux, nous te demandons aujourd’hui et chaque jour d’augmenter et de vivifier notre foi, sûrs que, par elle, la source qui jaillit en vie éternelle irrigue notre vie tout entière. Accorde-nous, Seigneur, accorde à tous ceux qui te prient en ce jour, une foi vivante et agissante, une foi capable de déplacer la montagne de nos inquiétudes et de nos préoccupations. Pour le combat que tu mènes en nous contre le tentateur, pour ton amour qui nous sauve, Seigneur, béni sois-tu !