Étape 2 - La foi de Pierre


Chaque semaine, un parcours biblique vous est proposé à partir du thème du dimanche qui guide toute la semaine : une courte introduction suivie du texte biblique et d'une prière. Pensez à télécharger la version imprimable, plus pratique pour vivre votre Route de Pâques un peu à distance de l'écran et n'oubliez pas non plus les podcasts !... Sur cette page, les articles «Bible en main» sont publiés jour après jour pendant toute la semaine.

Samedi 26 mars - L'étoile de la foi

«Ils ne virent plus personne que lui, Jésus, seul» (Matthieu 17,8)


Le chemin de la foi commence ici. La finale de l’évangile en effet peut s’entendre de deux façons. «Plus que Jésus, seul» – avec une virgule – suppose que l’instant où la gloire s’est révélée est passé ; et se referment les cieux qui s’étaient déchirés laissant entrevoir Moïse et Élie, symbolisant la Loi et les prophètes, aux côtés de celui qui accomplit les prophéties et apporte la loi nouvelle. La divinité de Jésus à nouveau se dissimule sous le voile de la chair. Il n’y a plus, devant Pierre, que l’homme Jésus avec qui il va continuer à marcher vers les épreuves qui s’annoncent. Il est temps de redescendre dans la plaine. Mais, si l’on supprime la virgule, l’expression «plus que Jésus seul» indique que, Pierre ayant, dans l’éclat de la lumière thaborique, compris qui était vraiment son Maître, rien ne compte plus désormais à ses yeux que de le suivre jusqu’au bout, de l’aimer de tout son être jusqu’à désirer donner sa vie pour lui. Dans les deux cas, plus laborieusement ou plus amoureusement, c’est bien un chemin de foi nue qui se dessine. Et le texte attribué à Pierre que nous lisons aujourd’hui en garde l’exultation : «nous étions avec lui sur la montagne sainte !» ; comme il dit aussi l’obscurité et la peine. Mais l’obscurité à jamais est trouée par cette «lampe», le souvenir de ce jour où la gloire a habité la terre, réalisation et anticipation de ce que sera l’éternité du jour où nous le contemplerons. La foi de Pierre, celle qu’il a mission d’affermir en tous les membres du Corps qu’est l’Église, brille avec la timidité et l’espérance de «l’étoile du matin», fragile encore mais précédant inéluctablement le Jour. La marche de l’Église, notre marche, devient une marche à l’étoile. Vers lui, Jésus seul.

 

2 Pierre 1,16-19
[16] Ce n’est pas en suivant des fables sophistiquées que nous vous avons fait connaître la puissance et l’Avènement de notre Seigneur Jésus Christ, mais après avoir été témoins oculaires de sa majesté. [17] Il reçut en effet de Dieu le Père honneur et gloire, lorsque la Gloire pleine de majesté lui transmit une telle parole : «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur.» [18] Cette voix, nous, nous l’avons entendue ; elle venait du Ciel, nous étions avec lui sur la montagne sainte. [19] Ainsi nous tenons plus ferme la parole prophétique : vous faites bien de la regarder, comme une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour commence à poindre et que l’astre du matin se lève dans vos cœurs.


Ô Christ qui en ta main portes les sept étoiles, tu es l’Alpha et l’Omega, le principe et la fin. Tu es l’étoile qui se lève en nos cœurs, la lampe qui guide nos pas sur la route, et la lumière sans déclin vers qui nous marchons. Toi, lumière venue dans le monde, dissipe les ténèbres du doute et de la peur ; éclaire ceux qui gisent encore dans les ténèbres de la mort ; réchauffe en ta clarté ceux dont la foi demeure fragile et vacillante. Afin que tous soient un jour rassemblés dans la Jérusalem céleste dont tu es le flambeau, avec le Père et dans l’Esprit. Amen.

   

Vendredi 25 mars - La peur ou l'anti-foi

«N’ayez pas peur» (Matthieu 17,7)


Combien de fois, dans l’Écriture, le Seigneur nous adjure-t-il de ne pas avoir peur ? Plus de 360 fois, une fois pour chaque jour de l’année, dit la tradition juive. C’est que l’homme, depuis qu’il est entré en connivence avec le malin, dans le premier jardin, est habité par la peur : «J’ai eu peur parce que je suis nu et je me suis caché», répond piteusement l’homme au Seigneur qui le cherche (Genèse 3,10). Et ce n’est pas le moindre paradoxe de cette peur native que nous ressentons tous, qu’elle soit en nous éveillée par la proximité de Dieu. Qu’on craigne les multiples dangers qui nous menacent relève du bon sens ; mais que la présence d’un Dieu créateur et père, qui nous a appelés à la vie et veut maintenir notre vie dans l’éternité, nous effraye, cela déborde tout raisonnement et montre bien que c’est la tentation encore et toujours qui nous guette là. Pierre et les apôtres ne dérogent pas à cette tendance de notre condition et Jésus, chaque fois qu’il leur apparaît dans l’éclat de sa divinité, doit les relever et les rassurer (cf. aussi Matthieu 8,26). Cela permet de comprendre que, par-delà les bonnes raisons que nous avons de craindre, et les mauvaises que nous nous trouvons parfois, la véritable origine de la peur réside dans le manque de foi. Et pourtant comme il le fait aujourd’hui pour nous par l’oracle d’Isaïe, Dieu s’emploie à nous rassurer, à tenter de nous convaincre que sa toute-puissance veille sur notre faiblesse et que sa sollicitude pour nous n’a pas de bornes. Pourquoi ne pas faire davantage confiance ? Pourquoi ne pas écouter cette voix, puissante «comme le mugissement des grandes eaux», qui sait se faire si tendre pour nous révéler la seule raison qui tienne : «Tu comptes beaucoup à mes yeux et moi, je t’aime» ?

 

Isaïe 43,1-5
[1] Et maintenant, ainsi parle le Seigneur, celui qui t’a créé, Jacob, qui t’a modelé, Israël. Ne crains pas, car je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom : tu es à moi. [2] Si tu traverses les eaux je serai avec toi, et les rivières, elles ne te submergeront pas. Si tu passes par le feu, tu ne souffriras pas, et la flamme ne te brûlera pas. [3] Car je suis le Seigneur, ton Dieu, le Saint d’Israël, ton sauveur. Pour ta rançon, j’ai donné l’Égypte, Kush et Séba à ta place. [4] Car tu comptes beaucoup à mes yeux, tu as du prix et je t’aime. Aussi je livre des hommes à ta place et des peuples en rançon de ta vie. [5] Ne crains pas, car je suis avec toi, du levant je vais faire revenir ta race, et du couchant je te rassemblerai.


Ô Père qui connais nos besoins et veilles sur nous en ta tendresse, ne laisse pas en nous s’installer l’inquiétude et la crainte qui rongent notre vie et nous empêchent de reconnaître tes bienfaits. Mets sur nos lèvres la louange qui ouvre nos yeux et dilate notre cœur dans la célébration des merveilles de ton amour. Fais grandir en nous la confiance filiale qui permet de regarder l’autre comme un frère, et non comme un rival, et qui attend tout de ta bonté, car tu es notre Père qui nous aime au-delà de toute raison. Amen.

   

Jeudi 24 mars - La foi qui écoute

«Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le» (Matthieu 17,5)


Lors de la Transfiguration, ce que Pierre et ses compagnons perçoivent, c’est aussi une manifestation du Dieu-Trinité : le Fils est là, devant eux, si familier et si autre, revêtu de lumière. L’Esprit est là, dans la nuée lumineuse qui les recouvre, comme elle remplissait de sa gloire la Demeure, comme elle a pris Marie sous son ombre lors de la conception virginale de Jésus (Luc 1,35). Et la voix du Père se fait entendre : «Celui-ci est mon Fils bien-aimé qui a toute ma faveur : écoutez-le». Voilà ce qui est requis de notre foi aujourd’hui : l’écoute. L’écoute de cette voix de Dieu qui retentit dans le silence au fond de notre cœur, et qui affine en nous le discernement, qui nous tourne vers ce qui est pour nous le meilleur. Il l’avait bien compris le jeune roi Salomon qui, un peu écrasé par l’héritage de son père David, demandait au Seigneur comme seule grâce d’avoir «un cœur plein de jugement» – littéralement : «un cœur qui écoute» – (1 Rois 3,9). L’écoute ainsi éclaire notre foi car, par elle seulement, nous pouvons essayer d’ajuster le mieux possible notre vie au dessein de Dieu ; par elle seulement nous pouvons apprendre la manière de Jésus qui est «la vérité» (Jean 14,6) et qui, en ses gestes et ses paroles, donne le modèle accompli d’une vie pleinement humaine, d’une vie de fils de Dieu. L’écoute se situe encore au fondement de notre prière qui, au lieu de «casser la tête» (Luc 18,5) du Seigneur, lui demande le seul bien qu’il désire plus que tout nous donner, qui est à la source de notre foi et qui la fait grandir : l’Esprit Saint. «Si vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui l’en prient !» (Luc 11,13).

 

1 Rois 3,5-12
[5] À Gabaôn, le Seigneur apparut la nuit en songe à Salomon. Dieu dit : «Demande ce que je dois te donner.» [6] Salomon répondit : «Tu as témoigné une grande bienveillance à ton serviteur David, mon père, et celui-ci a marché devant toi dans la fidélité, la justice et la droiture du cœur ; tu lui as gardé cette grande bienveillance et tu as permis qu’un de ses fils soit aujourd’hui assis sur son trône. [7] Maintenant, Seigneur mon Dieu, tu as établi roi ton serviteur à la place de mon père David, et moi, je suis un tout jeune homme, je ne sais pas agir en chef. [8] Ton serviteur est au milieu du peuple que tu as élu, un peuple nombreux, si nombreux qu’on ne peut le compter ni le recenser. [9] Donne à ton serviteur un cœur plein de jugement pour gouverner ton peuple, pour discerner entre le bien et le mal, car qui pourrait gouverner ton peuple, qui est si grand ?» [10] Il plut au regard du Seigneur que Salomon ait fait cette demande ; [11] et Dieu lui dit : «Parce que tu as demandé cela, que tu n’as pas demandé pour toi de longs jours, ni la richesse, ni la vie de tes ennemis, mais que tu as demandé pour toi le discernement du jugement, [12] voici que je fais ce que tu as dit : je te donne un cœur sage et intelligent comme personne ne l’a eu avant toi et comme personne ne l’aura après toi.»


Trinité sainte qui es un seul Dieu, sois bénie de nous avoir appelés à la vie et de nous garder jour après jour en ta Providence. Sois béni d’avoir mis en nous le désir de te chercher et de nous avoir donné un cœur capable de t’écouter, de recevoir et de garder ta parole. Sois béni pour le Fils, Parole de Vie, venu nous révéler le visage du Père. Sois béni pour l’Esprit qui vient nous conduire à la vérité tout entière. Garde-nous dans la foi en ta bonté, jusqu’à ce jour où nous parviendrons à la claire vision dans le Royaume que tu nous as préparé. Amen.

   

Mercredi 23 mars - Demeurer dans la foi

«Je vais faire ici trois tentes» (Matthieu 17,4)


Éperdu de bonheur sur la montagne où il contemple le Seigneur dans sa gloire, Pierre voudrait éterniser cet instant : «Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ; si tu le veux, je vais faire ici trois tentes…» Qui ne désirerait comme lui demeurer en présence du Seigneur ainsi dévoilé ? Mais l’Écriture nous montre que tel est bien aussi le désir de Dieu et qu’il a voulu, au long de l’histoire de l’alliance, demeurer au milieu des hommes. «Fais-moi un sanctuaire où je puisse résider parmi eux», demande le Seigneur à Moïse, après lui avoir fait don de la Loi. Et il décrit longuement «le modèle» de cette Demeure où il veut habiter au milieu de son peuple. Cette «Demeure», d’abord sous tente, nomade avec le peuple au désert, puis installée à Jérusalem, dans le Temple, construit pour être signe de la Présence. Que Pierre veuille dresser une tente signifie donc qu’il reconnaît la nature divine de Jésus et désire lui aussi construire une demeure. C’est oublier que Dieu prévient et dépasse toujours les désirs maladroits des hommes. La tente du Fils a déjà été dressée par lui-même. Le prologue de l’évangile selon saint Jean l’affirme : «Le Verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous» – littéralement : «il a dressé sa tente parmi nous» – (Jean 1,14). C’est en prenant corps d’homme que Dieu accomplit pleinement sa volonté de demeurer parmi nous, afin de nous permettre d’éternellement demeurer en lui. Que notre foi, comme celle de Pierre, nous pousse donc à désirer demeurer toujours en Dieu puisque désormais nous avons la certitude que lui demeurera toujours avec nous.

 

Exode 25,8-9 ; 40,33-35
[8] «Fais-moi un sanctuaire, que je puisse résider parmi eux. [9] Tu feras tout selon le modèle de la Demeure et le modèle de son mobilier que je vais te montrer.» (…)
[33] Il dressa le parvis autour de la Demeure et de l’autel, et il mit le voile à la porte du parvis. Ainsi Moïse termina les travaux. [34] La nuée couvrit la Tente du Rendez-vous, et la gloire du Seigneur emplit la Demeure. [35] Moïse ne put entrer dans la Tente du Rendez-vous, car la nuée demeurait sur elle, et la gloire du Seigneur emplissait la Demeure.


Dieu très haut qui as voulu être appelé l’habitant de Jérusalem, Dieu tout-puissant qui as voulu te faire homme parmi les hommes et nous as dit que tu demeurais avec nous jusqu’à la fin des temps, sois béni pour ta présence dans le monde, en ton Église, en chacun de nous. Sois béni de te révéler au tréfonds de nous, plus intime à nous que nous-mêmes. Rends-nous attentifs à te percevoir vivant en chacun de nos frères et à les reconnaître comme tabernacles de ta Présence. Donne-nous de te laisser grandir en la demeure de notre cœur et remplir toute notre vie jusqu’à ce jour où éternellement nous demeurerons en toi. Amen.

   

Mardi 22 mars - L'éblouissement de la foi

«Il fut transfiguré devant eux» (Matthieu 17,2)


La lumière de la Transfiguration risque de si fort nous éblouir que nous ne distinguerions plus très bien en quoi elle concerne notre foi. Et pourtant… Dans l’évangile de Matthieu, cet événement a aussi une portée pédagogique : il prépare Pierre et ses compagnons à affronter les épreuves de la Passion qui vont venir. Comment cela ? Jésus transfiguré est décrit en des images traditionnelles, renvoyant surtout au livre de Daniel où «l’Ancien» est montré «les vêtements blancs comme neige, les cheveux de sa tête purs comme la laine» et, devant lui, «venant sur les nuées du ciel, comme un Fils d’homme» (Daniel 7,9.13). C’est dire que ce Jésus, si bien connu de Pierre, est bien plus que le maître qu’il suit sur la route : son corps d’homme est comme irradié de l’intérieur par la lumière divine qui l’habite et, dans cette vision de la transfiguration, Pierre peut puiser la force d’affronter la défiguration de l’homme-Dieu sur la croix. L’événement cependant n’appartient pas qu’au passé : il nous ouvre aussi à un avenir d’éternité, comme l’affirme la lettre aux Philippiens méditée aujourd’hui. Cette lumière de la vie divine que le Christ possède par nature, il veut nous la conférer par grâce : notre transfiguration, à l’inverse de la sienne, n’irradiera pas de nous-mêmes, mais nous viendra de lui qui «transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire». C’est à cette espérance inouïe que s’ouvre la foi de Pierre et la nôtre.

 

Philippiens 3,18-21
[18] Il en est beaucoup, je vous l’ai dit souvent et je le redis aujourd’hui avec larmes, qui se conduisent en ennemis de la croix du Christ : [19] leur fin sera la perdition ; ils ont pour dieu leur ventre et mettent leur gloire dans leur honte ; ils n’apprécient que les choses de la terre. [20] Pour nous, notre cité se trouve dans les cieux, d’où nous attendons ardemment, comme sauveur, le Seigneur Jésus Christ, [21] qui transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire, avec cette force qu’il a de pouvoir même se soumettre toutes choses.


Ô Christ, toi le Fils de Dieu, splendeur éternelle de la gloire du Père, qui as voulu te faire Fils de l’homme et revêtir notre chair mortelle, nous te bénissons. Toi qui as voulu voiler dans la chair l’éclat de ta lumière, afin que nos corps ressuscités puissent participer un jour pleinement à ta gloire, nous te bénissons. Que la certitude de cet amour incompréhensible soit notre force dans la traversée de nos obscurités et nous garde jusqu’au jour où nous goûterons la plénitude de ta Présence. Amen.

   

Lundi 21 mars - La foi sur la montagne

«Il les emmena à l’écart sur une haute montagne» (Matthieu 17,1)


Un des axes de l’évangile selon saint Matthieu est de présenter Jésus comme un nouveau Moïse, celui qui apporte la Loi nouvelle de l’amour. Aussi lorsqu’il relate la Transfiguration de Jésus devant Pierre et ses compagnons, le fait-il en des termes et selon un modèle inspiré des récits de l’Exode. À plusieurs reprises il y est dit que Moïse part à la rencontre du Seigneur et, chaque fois, il monte. Est-ce un simple anthropomorphisme qui fait que, spontanément, nous plaçons Dieu – comme si on pouvait le localiser ! – plus haut que nous, donc au ciel ? Sans doute, mais il y a plus. Car le fait de gravir «une haute montagne» dit bien quelque chose de la démarche de la foi : elle suppose de laisser ce qui est dans la plaine, de se centrer sur le sommet, de soutenir un effort, non pas brutal, mais constant. L’alpinisme comme métaphore de la foi ? Pas tout à fait, car cela ne nous indique que la part de l’homme qui ne peut que se disposer à recevoir le don de Dieu. C’est bien ce qui arrive à Moïse, dans le passage retenu pour la méditation de ce jour : il monte, et il monte seul. Mais c’est le Seigneur qui vient à lui et lui révèle le nom d’amour sous lequel il désire être connu et invoqué. Si la démarche de foi nous dépouille – et peut conduire, les catéchumènes le savent, à des renoncements parfois difficiles –, elle comble aussi, et au-delà de ce qui est escompté, de la tendresse débordante de notre Dieu.

 

Exode 34,4b-8
[4] S’étant levé de bon matin, Moïse monta sur le mont Sinaï, comme le Seigneur le lui avait ordonné, et il prit dans sa main les deux tables de pierre. [5] Le Seigneur descendit dans une nuée et il se tint là avec lui. Il invoqua le nom du Seigneur. [6] Le Seigneur passa devant lui et il cria : «YHWH, YHWH, Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, riche en grâce et en fidélité, [7] qui garde sa grâce à des milliers, tolère faute, transgression et péché mais ne laisse rien impuni et châtie les fautes des pères sur les enfants et les petits-enfants, jusqu’à la troisième et la quatrième génération.» [8] Aussitôt Moïse tomba à genoux sur le sol et se prosterna.


Dieu de tendresse et de pitié, riche en grâce et en miséricorde, tu nous mènes à l’écart et tu nous fais gravir la montagne pour nous combler de ta présence. Toi qui veux te découvrir à nous, ne permets pas que la rudesse de la montée nous décourage et fais-nous déjà sentir que tu es un Dieu bon et ami des hommes, toi notre grand Dieu et Seigneur qui nous appelles à toi et veux nous rassasier sans fin de ton amour. Amen.