Étape 3 - La foi de la Samaritaine


Chaque semaine, un parcours biblique vous est proposé à partir du thème du dimanche qui guide toute la semaine : une courte introduction suivie du texte biblique et d'une prière. Pensez à télécharger la version imprimable, plus pratique pour vivre votre Route de Pâques un peu à distance de l'écran et n'oubliez pas non plus les podcasts !... Sur cette page, les articles «Bible en main» sont publiés jour après jour pendant toute la semaine.

Samedi 2 avril - Témoin de la foi

«La femme alors laissa là sa cruche, et courut à la ville.»


La source que le Christ est venu raviver dans le cœur de la femme coule déjà en un flot qui ne peut que se répandre. Il a libéré en elle l’adoration du Père, dans l’Esprit qui l’habite. Mais il libère aussi l’amour, le désir et la capacité de se donner. Il a vraiment ouvert dans le cœur de cette femme un formidable élan qui prend sa source dans la vie divine en elle, la charité en elle. «L’amour du Christ nous presse» (2 Corinthiens 5,14). Elle court à la ville comme la bien-aimée du Cantique (Cantique 3,2), mue par le seul amour du bien-aimé. Car elle est, cette femme, la bien-aimée. Cet amour reçu du Christ l’a totalement libérée de tout repliement, de toute peur. «Il m’a dit tout ce que j’avais fait». Elle se sait aimée en vérité, telle qu’elle est. Elle devient capable d’aimer à son tour, non plus d’un amour pour soi, d’un amour qui se rassure, d’un amour qui capte, mais un amour qui se donne, qui se répand, parce que sa source n’est plus elle-même mais Celui qui l’habite. Le baptême est le passage avec le Christ dans une mort à soi-même pour une vie pour lui (2 Corinthiens 5,16). Il vient comme un sceau imprimer en nos cœurs cet amour du Père, cette certitude d’être aimé en vérité, qui libère en nous une eau jaillissant pour le monde.
Qu’elle est belle, cette femme, figure de l’Église, qui court au devant de ses frères ! Elle se sait ce vase d’argile, porteur de la grâce, de l’amour de Dieu, de la présence même de Dieu en elle. Elle peut abandonner sa cruche. Elle sait où se trouve la source de la vie. Elle coulera en elle pour l’éternité, tant qu’elle-même se laissera traverser par le Don.

 

2 Corinthiens 5,14-18
tous sont morts. [15] Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. [16] Ainsi donc, désormais nous ne connaissons personne selon la chair. Même si nous avons connu le Christ selon la chair, maintenant ce n’est plus ainsi que nous le connaissons. [17] Si donc quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle : l’être ancien a disparu, un être nouveau est là. [18] Et le tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec Lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation.


Seigneur Jésus, par le baptême tu nous as fait passer dans une vie nouvelle. Une vie non plus pour nous-même mais pour toi. Nous croyons qu’il y a en nous, par grâce, une capacité formidable à nous donner, une capacité qui vient de toi, de ta vie en nous. Nous voulons nous laisser entraîner dans ce don. Nous voulons ne pas empêcher cette grâce de s’écouler autour de nous. Nos égoïsmes, nos peurs, notre orgueil ont souvent capté, détourné ce don. Nous t’en demandons pardon. En cette nuit de Pâques, viens raviver, renouveler en nous ce don, viens nous renouveler en ce don.

   

Vendredi 1er avril - La prière de la foi

«Mais l’heure vient où les véritables adorateurs adoreront le Père dans l’esprit et la vérité.»


Parce que cette femme s’est ouverte à la révélation, en reconnaissant sa soif, Jésus peut lui faire part du grand secret, du grand désir du Père. Il lui révèle que réside au fond d’elle une possibilité infinie. La source libérée en elle peut jaillir dans l’adoration du Père. Une adoration telle qu’elle rende gloire au Père, qui lui soit vraiment adressée. Une adoration en Esprit et Vérité.  Seul le Fils «connaît le Père» (Matthieu 11,27), pour pouvoir l’adorer tel qu’il est. Jésus est la Vérité (Jean 14,6) parce qu’il vient nous révéler qui est Dieu en vérité. Mais il fait plus que cela. Il vient nous donner une connaissance du Père tout intérieure, selon sa promesse : «Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons en lui et nous ferons en lui notre demeure» (Jean 14,23). Adorer le Père en Vérité, ce sera rejoindre la véritable adoration, l’adoration du Fils en nous. L’Esprit nous y conduit, «l’Esprit se joint à notre esprit» (Romains 8,16) pour nous unir au Fils qui, en nous, adore le Père. Le baptême a ouvert en nous une vocation extraordinaire. Celle de devenir le temple de cette adoration du Fils et de l’Esprit en nous, d’être rendus participants de la prière que le Fils adresse au Père. Elle demande notre foi, la foi que «le Christ habite en nos cœurs» (Éphésiens 3,17), et notre adhésion à sa personne, pour le suivre dans son amour du Père.

 

Éphésiens 3,14-21
[14] C’est pourquoi je fléchis les genoux en présence du Père [15] de qui toute paternité, au ciel et sur la terre, tire son nom. [16] Qu’Il daigne, selon la richesse de sa gloire, vous armer de puissance par son Esprit pour que se fortifie en vous l’homme intérieur, [17] que le Christ habite en vos cœurs par la foi, et que vous soyez enracinés, fondés dans l’amour. [18] Ainsi vous recevrez la force de comprendre, avec tous les saints, ce qu’est la Largeur, la Longueur, la Hauteur et la Profondeur, [19] vous connaîtrez l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance, et vous entrerez par votre plénitude dans toute la Plénitude de Dieu. [20] À Celui dont la puissance agissant en nous est capable de faire bien au-delà, infiniment au-delà de tout ce que nous pouvons demander ou concevoir, [21] à Lui la gloire, dans l’Église et le Christ Jésus, pour tous les âges et tous les siècles ! Amen.


Seigneur Jésus, à la femme de Samarie, tu as révélé l’immense mystère de l’adoration en Esprit et Vérité. Et nous cherchons, nous aussi, à entrer humblement dans ce mystère qui nous dépasse. Mais nous te faisons l’offrande de notre foi. Nous croyons que, par le baptême, tu demeures en nous avec ton Esprit Saint en votre indivisible unité avec le Père. Nous croyons que nous sommes temple de votre présence. Nous croyons qu’en nous tu adores ton Père, et que tu désires nous prendre en ton adoration. Que l’Esprit vienne simplifier notre prière. Que nous te laissions, toi, nous tourner vers le Père, vers le vrai visage du Père.

   

Jeudi 31 mars - Le désir de la foi

«Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus soif.»


Aujourd’hui nous laisserons résonner la voix de la femme. Après avoir commencé par garder la distance, elle reconnaît sa soif. Elle reconnaît que rien encore n’est parvenu à l’apaiser. Et dans le même élan, elle entrevoit que Jésus est celui qui pourrait lui donner une eau, inconnue d’elle encore, mais dont elle pressent qu’elle seule la désaltérerait. C’est le moment où dans cet évangile, tout bascule. L’humble reconnaissance de ce qu’elle ressent en vérité ouvre à Jésus une brèche. Il va s’y engager : «Va, appelle ton mari» (Jean 4,16). Il la touche au cœur. Il lui révèle qu’il existe en elle une soif fondamentale, une soif de ce qui fait le cœur de toute vie humaine, une soif infinie d’aimer. Et il pose un regard d’infinie douceur sur cette soif, sur cette femme, sur sa vie qui cherchait si mal. Et la femme se laisse regarder, sonder, accueillir pour ce qu’elle est au plus vrai d’elle-même.
Au cours de la lectio divina de ce jour, nous laisserons la Parole descendre en nous et toucher cette soif, notre soif. Nous laisserons la Parole la mettre en lumière, la mettre à nu. Nous laisserons le regard d’infinie douceur du Christ se poser sur elle, sur nous, sur notre vie. Le Christ est venu libérer notre désir le plus profond. Il le peut parce qu’il est en même temps celui qui peut le combler, le seul qui peut le combler. Notre foi avec la Samaritaine aujourd’hui est celle-là. Simplement notre soif. Notre soif de Dieu.

 

Psaume 41
[2] Comme languit une biche* après l’eau vive,
ainsi languit mon âme* vers toi, mon Dieu.
[3] Mon âme a soif de Dieu,* du Dieu de vie ;
quand pourrai-je aller voir* la face de Dieu ?
[4] Je n’ai de pain que mes larmes,* la nuit, le jour,
moi qui tout le jour entends dire :* «Où est-il, ton Dieu ?»
[5] J’irai vers la tente admirable,* vers la maison de Dieu,
parmi les cris de liesse et de louange* et la foule jubilante.
[6] Qu’as-tu, mon âme, à défaillir,* à gémir sur moi ?
Espère en Dieu : je le louerai encore,* mon Sauveur [7] et mon Dieu.
Mon âme vient-elle à défaillir,* je songe à toi,
des pays du Jourdain et de l’Hermon,* à toi, humble montagne.
[8] L’abîme appelant l’abîme* au fracas de tes écluses,
la masse de tes flots et de tes vagues* a passé sur moi.
[9] Plaise au Seigneur d’accorder,* le jour, sa grâce
et, la nuit, que son chant avec moi* prie le Dieu de ma vie.
[12] Qu’as-tu, mon âme, à défaillir,* à gémir sur moi ?
Espère en Dieu ; je le louerai encore* mon Sauveur et mon Dieu.


Seigneur Jésus, je crois que tu n’es pas venu pour juger le monde mais pour le sauver. Ma vie est une terre sèche, altérée, sans eau. Mais, sous ton regard, je veux reconnaître cette aridité. Cette soif ne me fait pas peur, car je crois que tu vas l’étancher. Tu es mon Sauveur et mon Dieu. Sois béni pour cette soif qui me tourne vers toi, cette soif qui me sauve, cette soif qui est la vérité de mon être, cette soif que je ne veux plus cacher.

   

Mercredi 30 mars - La source de la foi

«L’eau que je lui donnerai deviendra en lui source d’eau jaillissant en vie éternelle.»


La source est profonde. On y a accès par un puits, mais au fond c’est une source qui coule. Jésus n’a pas besoin d’un récipient pour atteindre la source. Cette source qu’il est venu desceller est dans le cœur de l’homme. L’Écriture nous parle de cette eau capable de combler la soif profonde de l’homme. C’est «l’eau de la Sagesse» (Ecclésiastique 15,3). L’eau que donne Jésus, c’est sa Parole. Et sa Parole est capable de réveiller en nous une source profonde, cachée, qui nous était devenue inaccessible par le péché. Lui seul peut l’atteindre parce qu’il est lui-même le Verbe de Dieu. Et en touchant cette source, il la fait jaillir en une eau vive, vivante et vivifiante qui est vie divine, la vie même de Dieu en nous.
Nous méditerons aujourd’hui un passage du livre de l’Ecclésiastique (aussi appelé Siracide). Les quatre cours d’eau qui y sont mentionnés sont ceux qui, à la création, arrosaient le jardin d’Eden d’où ils irriguaient la terre (Genèse 2,10). Le Christ par sa Parole, vient nous chercher en nos extériorités, en nos superficialités pour nous ramener en cette vérité originelle, en cette relation filiale à notre Créateur et Père, dont le péché nous avait éloignés. Sa Parole nous conduit à la foi en ce que nous sommes au plus profond de nous : des fils et des filles, aimés absolument.

 

Siracide 24,23-31
[23] Tout cela n’est autre que le livre de l’alliance du Dieu Très-Haut, la Loi promulguée par Moïse, laissée en héritage aux assemblées de Jacob. [25] C’est elle qui fait abonder la sagesse comme les eaux du Phisôn, comme le Tigre à la saison des fruits ; [26] qui fait déborder l’intelligence comme l’Euphrate, comme le Jourdain au temps de la moisson ; [27] qui fait couler la discipline comme le Nil, comme le Gihôn aux jours des vendanges. [28] Le premier n’a pas fini de la découvrir, et de même le dernier ne l’a pas trouvée. [29] Car ses pensées sont plus vastes que la mer, ses desseins plus grands que l’abîme. [30] Et moi, je suis comme un canal issu d’un fleuve, comme un cours d’eau conduisant au paradis. [31] J’ai dit : «Je vais arroser mon jardin, je vais irriguer mes parterres. » Et voici que mon canal est devenu fleuve et le fleuve est devenu mer.


Seigneur Jésus, nous croyons qu’en nous existe une source. Et nous croyons que ta Parole est capable de descendre en nous pour la toucher et la réveiller. Parce que tu es le Verbe Créateur, toi seul peux atteindre cette source pour la rendre jaillissante en une vie nouvelle, ta vie en nous. Nous voulons vivre de cette vie, goûter de cette eau, la laisser irriguer notre être et lui redonner sa nature première. Nous te bénissons pour ta Parole qui, chaque jour, nous est donnée. Nous voulons vivre de ta Parole, nous voulons l’écouter, la laisser nous enseigner, nous remodeler, nous transformer.

   

Mardi 29 mars - Le don de la foi

«Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire.»


Quel est ce don de Dieu ? Qu’est ce que Dieu a donné, sinon son propre Fils ? «Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle» (Jean 3,16). Le don de Dieu c’est Jésus lui-même. Une cascade de dons. Le Père a donné son Fils. Le Fils a donné sa vie pour nous, pour prendre sur lui notre péché. Il nous a justifiés, il nous a réconciliés avec Dieu (Romains 5,8-10). Et il a permis ainsi le don de l’Esprit Saint. Il a, comme Jacob, «roulé la lourde pierre» du péché (Genèse 29,10) qui obstruait le puits de nos cœurs, laissant ainsi couler en eux une eau pure, une eau qui purifie de tout ce qui nous empêche d’être unis à Dieu, d’être demeure de Dieu.
Cette eau purifie, et en même temps elle est la présence même de Dieu en nous. Elle est la vie de Dieu en nous, elle est l’Esprit Saint. Le don de Dieu, c’est Jésus, le Fils bien-aimé, qui par amour «s’est livré pour nous» (Galates 2,20), pour nous rendre capables de recevoir Dieu en nous.
Une cascade de dons qui est pure gratuité, pure grâce, donnée pour les pécheurs, et qui cependant a un prix : la vie du Fils qui meurt sur la croix. Cette source jaillit à la croix, du côté transpercé du Christ, mêlée à son sang (Jean 19,34). La foi qui nous est demandée aujourd’hui, c’est de croire en la gratuité de ce don. Il est pour nous. Le Fils est venu pour nous faire ce don. Il est mort pour nous faire ce don.

 

Éphésiens 2,4-10
[4] Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, [5] alors que nous étions morts par suite de nos fautes, nous a fait revivre avec le Christ – c’est par grâce que vous êtes sauvés ! [6] Avec lui il nous a ressuscités et fait asseoir aux cieux, dans le Christ Jésus. [7] Il a voulu par là démontrer dans les siècles à venir l’extraordinaire richesse de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus. [8] Car c’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, moyennant la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu ; [9] il ne vient pas des œuvres, car nul ne doit pouvoir se glorifier. [10] Nous sommes en effet son ouvrage, créés dans le Christ Jésus en vue des bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance pour que nous les pratiquions..


Seigneur Jésus, aujourd’hui tu nous révèles le merveilleux dessein du Père, qui est de nous unir à Lui dans l’amour par son Esprit Saint. Et tu es le Don accordé pour cela. Par le baptême, tu nous fais passer par ta mort pour que nous renaissions en toi, purifiés, pour accueillir en nous une vie nouvelle. La vie nouvelle qui coule en nous, c’est ton Esprit Saint. Fais-nous entrer dans la pleine foi en ce don, afin que, débordant d’action de grâce, il entraîne tout notre être dans le don de nous-mêmes.

   

Lundi 28 mars - Le regard de la foi

«Là se trouvait le puits de Jacob.
Jésus, fatigué par la marche, se tenait donc assis près du puits.»


Jacob, un puits. Et notre regard est emporté vers cette source lointaine dans la Genèse, où Jacob avait rencontré celle qui deviendrait son épouse bien-aimée (Genèse 29,1-20). Et cet autre puits plus loin encore, où le serviteur d’Abraham avait rencontré celle qui serait l’épouse d’Isaac (Genèse 24,1-27). Le puits dans la Bible est le lieu où se rencontre l’épouse. Jésus, au bord de ce puits de Samarie, vient rencontrer l’Épouse. Il vient révéler qu’il est venu épouser l’humanité.
Et cette femme qui s’approche, au plein midi du jour, n’a peut-être pas la beauté de Rébecca, ou la grâce de Rachel. Elle vient à l’heure la plus chaude du jour, à l’heure ou aucune femme ne vient puiser de l’eau, où elle est sûre de ne rencontrer personne. Une femme blessée, coupée des relations avec les siens. Mais c’est elle que Jésus vient chercher.
La foi qui nous est demandée aujourd’hui, c’est de croire que c’est cette femme-là que Jésus est venu épouser : notre humanité telle qu’elle est, avec ce qu’elle a de plus blessé, de plus fermé, de plus confus. Croire qu’il n’y a rien en nous que Jésus n’ait le désir de toucher, d’aimer, pour le sauver, pour lui rendre sa beauté première, pour lui donner sa grâce. Croire que le Christ ne veut rien moins que faire de nous, par le baptême, cette épouse resplendissante.

 

Éphésiens 5,25-32
[25] Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Église : il s’est livré pour elle, [26] afin de la sanctifier en la purifiant par le bain d’eau qu’une parole  accompagne ; [27] car il voulait se la présenter à lui-même toute resplendissante, sans tache ni ride ni rien de tel, mais sainte et immaculée. [28] De la même façon les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Aimer sa femme, c’est s’aimer soi-même. [29] Car nul n’a jamais haï sa propre chair ; on la nourrit au contraire et on en prend bien soin. C’est justement ce que le Christ fait pour l’Église : [30] ne sommes-nous pas les membres de son Corps ? [31] Voici donc que l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair : [32] ce mystère est de grande portée ; je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Église.


Seigneur Jésus, nous croyons que nous sommes à tes yeux cette Épouse que tu aimes. Souvent notre regard s’éloigne de cette vérité. Notre péché nous pèse, nous cachons nos blessures, nous ne nous aimons pas. Mais aujourd’hui tu veux renouveler notre regard. Aujourd’hui nous voulons nous regarder comme toi tu nous regardes. Nous croyons que par le baptême, que par cette nuit de Pâques où tu le renouvelleras pour nous, tu vas faire couler sur nous ce bain d’eau qui purifie. C’est ton désir. Que nous soyons tout resplendissants de ta beauté et de ta grâce. Nous croyons que ton amour peut faire cela. Que ton amour a fait cela. Renouvelle ta merveille.