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Lundi 28 mars - «Là se trouvait le puits de Jacob» (6:10)

 

Jacob, un puits. Et notre regard est emporté vers cette source lointaine dans la Genèse, où Jacob avait rencontré celle qui deviendrait son épouse bien-aimée (Genèse 29,1-20). Et cet autre puits plus loin encore, où le serviteur d’Abraham avait rencontré celle qui serait l’épouse d’Isaac (Genèse 24,1-27). Le puits dans la Bible est le lieu où se rencontre l’épouse. Jésus, au bord de ce puits de Samarie, vient rencontrer l’Épouse. Il vient révéler qu’il est venu épouser l’humanité.
Et cette femme qui s’approche, au plein midi du jour, n’a peut-être pas la beauté de Rébecca, ou la grâce de Rachel. Elle vient à l’heure la plus chaude du jour, à l’heure ou aucune femme ne vient puiser de l’eau, où elle est sûre de ne rencontrer personne. Une femme blessée, coupée des relations avec les siens. Mais c’est elle que Jésus vient chercher.
La foi qui nous est demandée aujourd’hui, c’est de croire que c’est cette femme-là que Jésus est venu épouser : notre humanité telle qu’elle est, avec ce qu’elle a de plus blessé, de plus fermé, de plus confus. Croire qu’il n’y a rien en nous que Jésus n’ait le désir de toucher, d’aimer, pour le sauver, pour lui rendre sa beauté première, pour lui donner sa grâce. Croire que le Christ ne veut rien moins que faire de nous, par le baptême, cette épouse resplendissante.

 

Éphésiens 5,25-32
[25] Maris, aimez vos femmes comme le Christ a aimé l’Église : il s’est livré pour elle, [26] afin de la sanctifier en la purifiant par le bain d’eau qu’une parole  accompagne ; [27] car il voulait se la présenter à lui-même toute resplendissante, sans tache ni ride ni rien de tel, mais sainte et immaculée. [28] De la même façon les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Aimer sa femme, c’est s’aimer soi-même. [29] Car nul n’a jamais haï sa propre chair ; on la nourrit au contraire et on en prend bien soin. C’est justement ce que le Christ fait pour l’Église : [30] ne sommes-nous pas les membres de son Corps ? [31] Voici donc que l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair : [32] ce mystère est de grande portée ; je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Église.


Seigneur Jésus, nous croyons que nous sommes à tes yeux cette Épouse que tu aimes. Souvent notre regard s’éloigne de cette vérité. Notre péché nous pèse, nous cachons nos blessures, nous ne nous aimons pas. Mais aujourd’hui tu veux renouveler notre regard. Aujourd’hui nous voulons nous regarder comme toi tu nous regardes. Nous croyons que par le baptême, que par cette nuit de Pâques où tu le renouvelleras pour nous, tu vas faire couler sur nous ce bain d’eau qui purifie. C’est ton désir. Que nous soyons tout resplendissants de ta beauté et de ta grâce. Nous croyons que ton amour peut faire cela. Que ton amour a fait cela. Renouvelle ta merveille.