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Mercredi 30 mars - «L’eau que je lui donnerai deviendra en lui source d’eau jaillissant en vie éternelle» (5:20)

 

La source est profonde. On y a accès par un puits, mais au fond c’est une source qui coule. Jésus n’a pas besoin d’un récipient pour atteindre la source. Cette source qu’il est venu desceller est dans le cœur de l’homme. L’Écriture nous parle de cette eau capable de combler la soif profonde de l’homme. C’est «l’eau de la Sagesse» (Ecclésiastique 15,3). L’eau que donne Jésus, c’est sa Parole. Et sa Parole est capable de réveiller en nous une source profonde, cachée, qui nous était devenue inaccessible par le péché. Lui seul peut l’atteindre parce qu’il est lui-même le Verbe de Dieu. Et en touchant cette source, il la fait jaillir en une eau vive, vivante et vivifiante qui est vie divine, la vie même de Dieu en nous.
Nous méditerons aujourd’hui un passage du livre de l’Ecclésiastique (aussi appelé Siracide). Les quatre cours d’eau qui y sont mentionnés sont ceux qui, à la création, arrosaient le jardin d’Eden d’où ils irriguaient la terre (Genèse 2,10). Le Christ par sa Parole, vient nous chercher en nos extériorités, en nos superficialités pour nous ramener en cette vérité originelle, en cette relation filiale à notre Créateur et Père, dont le péché nous avait éloignés. Sa Parole nous conduit à la foi en ce que nous sommes au plus profond de nous : des fils et des filles, aimés absolument.

 

Siracide 24,23-31
[23] Tout cela n’est autre que le livre de l’alliance du Dieu Très-Haut, la Loi promulguée par Moïse, laissée en héritage aux assemblées de Jacob. [25] C’est elle qui fait abonder la sagesse comme les eaux du Phisôn, comme le Tigre à la saison des fruits ; [26] qui fait déborder l’intelligence comme l’Euphrate, comme le Jourdain au temps de la moisson ; [27] qui fait couler la discipline comme le Nil, comme le Gihôn aux jours des vendanges. [28] Le premier n’a pas fini de la découvrir, et de même le dernier ne l’a pas trouvée. [29] Car ses pensées sont plus vastes que la mer, ses desseins plus grands que l’abîme. [30] Et moi, je suis comme un canal issu d’un fleuve, comme un cours d’eau conduisant au paradis. [31] J’ai dit : «Je vais arroser mon jardin, je vais irriguer mes parterres. » Et voici que mon canal est devenu fleuve et le fleuve est devenu mer.


Seigneur Jésus, nous croyons qu’en nous existe une source. Et nous croyons que ta Parole est capable de descendre en nous pour la toucher et la réveiller. Parce que tu es le Verbe Créateur, toi seul peux atteindre cette source pour la rendre jaillissante en une vie nouvelle, ta vie en nous. Nous voulons vivre de cette vie, goûter de cette eau, la laisser irriguer notre être et lui redonner sa nature première. Nous te bénissons pour ta Parole qui, chaque jour, nous est donnée. Nous voulons vivre de ta Parole, nous voulons l’écouter, la laisser nous enseigner, nous remodeler, nous transformer.