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Jeudi 28 avril - «Ils n'osaient pas encore y croire» (7:08)

 

Est-ce trop beau pour être vrai ? C’est étonnant cette propension que nous avons souvent à croire davantage aux mauvaises nouvelles. Les premiers disciples sont aussi faits de ce bois-là. Entre stupeur, incrédulité, débordement de joie et incompréhension. Certains d’entre eux viennent de rapporter leur divine rencontre sur le chemin d’Emmaüs. Et le Seigneur se donne de nouveau à voir aux disciples. Ils l’accueillent des pensées, des troubles plein la tête, et nous les comprenons : Seigneur tu es là sans être là ; tu es le même sans être le même ! Et puis fallait-il vraiment en arriver là ? Alors, une fois encore, il leur ouvre l’Esprit à l’intelligence des Écritures : «Il fallait que s’accomplisse tout ce qui a été écrit de moi», «Regardez-moi, saisissez-moi, voyez mes plaies». Non je ne suis pas un fantôme. Je vous ai pris au sérieux. Je n’ai pas fait semblant. Il n’y a rien que vous ayez traversé ou que vous traverserez encore que je n’aie porté : injustice, lâcheté, haine, humiliation, solitude, péché, maladie, condamnation, souffrance, la mort et tout ce qu’elle entraîne. Tout ce que vous portez et qui rend la vie parfois si lourde. Tout cela je l’ai traversé pour vous et tout peut être déposé à mes pieds. Regardez ces blessures : à travers elles passent la miséricorde, la lumière pascale. C’est cela le baptême : tout est plongé dans sa mort et remonté avec lui dans la vraie vie. Et cela il faut le dire, parce que nous l’avons nous-mêmes déjà perçu. Raconter maladroitement, avec les mots qui sont les nôtres, sans avoir forcément tout compris mais dire ce que le Seigneur a fait dans notre vie. Ce n’est pas «raconter sa vie» ni «étaler son intimité». De cela nous sommes témoins.

 

Luc 24,35-48
Les deux disciples racontaient ce qui s’était passé en chemin, et comment ils l’avaient reconnu à la fraction du pain. Tandis qu’ils disaient cela, lui se tint au milieu d’eux et leur dit : «Paix à vous !» Saisis de frayeur et de crainte, ils pensaient voir un esprit. Mais il leur dit : «Pourquoi tout ce trouble, et pourquoi des doutes montent-ils en votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds ; c’est bien moi ! Palpez-moi et rendez-vous compte qu’un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’en ai.» Ayant dit cela, il leur montra ses mains et ses pieds. Et comme, dans leur joie, ils ne croyaient pas encore et demeuraient saisis d’étonnement, il leur dit : «Avez-vous ici quelque chose à manger ?» Ils lui présentèrent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux. Puis il leur dit : «Telles sont bien les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : il faut que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.» Alors il leur ouvrit l’esprit à l’intelligence des Écritures, et il leur dit : «Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait et ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et qu’en son Nom le repentir en vue de la rémission des péchés serait proclamé à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. De cela vous êtes témoins.


Seigneur Jésus, toi qui t’es donné à voir dans un corps à la fois transfiguré et marqué de tes plaies, nous venons déposer à tes pieds tout ce qui abîme, blesse et fait souffrir notre monde. Que la lumière de ta résurrection et la puissance de ta miséricorde viennent le transfigurer. Donne-nous les mots pour rendre compte de cette foi qui nous habite. Pour la puissance de ta résurrection que tu viens déployer dans nos vies, Seigneur, gloire à toi ! Alleluia !