23-24 janvier - Session Marie-Madeleine

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Comment, à Vézelay, résister au désir de connaître toujours mieux Marie-Madeleine ? Les 23 et 24 janvier derniers, une session «Marie-Madeleine» a conduit une vingtaine de retraitants à travers cette riche figure jusqu'à la miséricorde du Christ. Nous vous proposons, dans les grandes lignes, un écho de ce qui a été dit.


Une approche évangélique d'abord, grâce aux compétences de frère Jean-Baptiste Auberger ofm, complétée par le regard des Pères de l'Église d'Orient et d'Occident, que présentait sœur Marie-Laure, puis par l'apport des théologiens du moyen âge. Les vigiles magdaléniennes ont pour leur part invité à prier avec elle.

La question se pose, pour des raisons exégétiques, de savoir si Marie de Magdala dont Jésus a chassé sept démons, et que l'on retrouve au pied la croix puis au tombeau est la même femme que la pécheresse qui a, chez Simon le pharisien, répandu du parfum sur les pieds de Jésus, les essuyant ensuite de ses cheveux ou bien encore Marie sœur de Marthe et de Lazare. Une certitude est qu'elle a vu Jésus ressuscité, qu'elle ne l'a reconnu qu'à l'appel de son nom «Marie», qu'elle n'a pas eu le droit de le toucher («Noli me tangere») et qu'elle est la première à qui il soit apparu au matin de Pâques.

Les Pères d'Orient sont pour la distinction de ces différents visages féminins tandis que les Pères latins, et cela culmine avec Saint Grégoire le Grand, sont pour l'unicité. Cette femme est figure de l'Église, mais aussi de l'âme qui progresse.

Les scènes d'onction nous invitent au repentir, à imiter les larmes de la sainte pour purifier nos cœurs. Le parfum qui se répand dans la maison ce sont les bonnes actions, la foi et cette maison, c'est notre monde où le Christ s'est incarné.

Autre sujet de réflexion : l'exhortation de Jésus au matin de Pâques «Noli me tangere». Les Pères nous enseignent que c'est par la foi qu'il faut toucher Jésus et non avec les sens.

Madeleine peut être dite nouvelle Ève car engendrée par le nouvel Adam, le Christ Ressuscité, car là où la première Ève a parlé pour la mort, Madeleine est messagère de la vie nouvelle du Ressuscité.

Références bibliques

Marie de Magdala dont Jésus a chassé sept démons : Luc 8,2
L'onction des  pieds par la pécheresse chez Simon le pharisien : Luc 7,36-50
L'onction sur la tête de Jésus à Béthanie chez Simon le lépreux : Matthieu 26,6-13 et Marc 14,3-9
L'onction sur la tête de Jésus à Béthanie avec Marthe et Lazare : Jean 12,1-8
Marie de Magdala au pied de la croix : Matthieu 27,56 ; Marc 15,40 ; Jean 19,25
Marie de Magdala au tombeau : Matthieu 27,61 ; Marc 15,47
Marie de Magdala devant le tombeau ouvert : Luc 24,10
Apparitions de Jésus ressuscité à Marie de Magdala Jean 20,1 et Jean 20,11-18

Bibliographie

Supplément au cahier Evangile n°138 : Marie Madeleine
Supplément au cahier Evangile n° 108 : Rencontres pascales, article sur «Noli me tangere»
Autres références sur le site de Vézelay