Frère André - quelques éléments de sa vie

29-06-2016

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Frère André était le premier frère des Fraternités Monastiques de Jérusalem.

Né le 22 mars 1929 à La Roche-sur-Yon et baptisé le 25 mars, André Cantin avait fait des études de philosophie. Reçu à l’agrégation, il avait enseigné quelques années en lycée, avant de présenter une thèse de doctorat et de devenir chercheur au CNRS, spécialiste de la vie intellectuelle au XIe siècle et de l’œuvre de saint Pierre Damien.

 

Bien que n’ayant, selon ses dires, «jamais connu le moindre doute sur aucun article de foi», il vécut le 29 juin 1973, lors d’une retraite en Terre Sainte, une sorte de «conversion» : «Le Seigneur me fit sentir et comprendre qu’il m’aimait, comme jamais autrefois je ne l’avais senti ni compris. (…) Les jours suivants, des mois, des années, je connus une joie toujours nouvelle, celle d’un homme qui a longtemps vécu enfermé en lui-même et dont la vie a tout d’un coup été visitée et illuminée par une grande amitié.»

 

De retour à Paris, il se rapprocha du Renouveau charismatique et, à partir d’octobre 1973, participa régulièrement aux réunions de prière organisées par la communauté de l’Emmanuel dans la crypte de Saint-Sulpice. C’est là qu’il rencontra, le jeudi 16 janvier 1975, un jeune prêtre désireux de fonder une communauté monastique à Paris : le P. Pierre Delfieux.

 

À peine six jours plus tard, le 22 janvier, il comprit que le Seigneur l’appelait à laisser sa vie passionnante de chercheur, faite d’études, de voyages pour participer à divers congrès et de grandes amitiés, pour entrer dans cette fraternité qui n’existait pas encore. «J’ai lu votre papier, dit-il à frère Pierre-Marie, il appelle de moi une réponse simple : un oui entier et définitif.»

 

Il s’installa, avec les premiers frères, rue Geoffroy-l’Asnier, en octobre, et participa, le 1er novembre 1975, à la fondation de la première fraternité dans l’église Saint-Gervais. Il demeura 19 ans dans la Fraternité de Paris, chargé en particulier des Fraternités laïques depuis leur création en 1979. En septembre 1994, il rejoignit la Fraternité de Vézelay, fondée depuis quelques mois, où il demeura jusqu'à la fin de sa vie.

 

Avec ses frères de Vézelay, en 2013

 

Il n’avait pas abandonné son travail de chercheur. Après l’édition de la Lettre à la toute-puissance divine de Pierre Damien, publiée dans la collection «Sources Chrétiennes», il avait publié, au Cerf, une introduction à son œuvre : Saint Pierre Damien (1007-1072) autrefois – aujourd’hui ; ainsi que des essais : Le mystère de la sexualité (2008) et Être est aimer (tomes I «Partir en philosophie», 2009, et II «La condition humaine», 2010).

Accéder aux ouvrages de frère André sur la page «Publications»

 

Il est retourné à Dieu le 23 juin 2016 au bout de quelques jours d’hospitalisation, parti dans la paix en rendant son dernier souffle.


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